Habillage fond de site

L’État présente une situation stable à Moruroa et Fangataufa

mardi 4 juin 2019

(© DR)

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Hier, Éric Requet, secrétaire général du haut-commissariat, a présidé la cinquième réunion de la commission d’information sur les anciens sites d’expérimentations nucléaires du Pacifique, en présence de Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture, de l’Environnement, et de Sylvana Puhetini.

Alain Guillemette, délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les installations et activités intéressant la Défense, le contre-amiral Laurent Lebreton, commandant du centre d’expérimentation du Pacifique et Frédéric Poirrier, médecin chef au département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires de la direction générale de l’armement, ont également participé à cette réunion.

Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour de la séance d’hier. Le premier concernait le bilan radiologique annuel de la Polynésie française par Patrick Bouisset, directeur du laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement à l’Institut de radioprotection de sûreté nucléaire (IRSN).

Ce bilan est effectué à partir d’échantillons prélevés régulièrement dans les milieux atmosphérique, terrestre et marin de huit îles : Tahiti, Raiatea, Maupiti, Hiva Oa, Nuku Hiva, Mangareva, Tubuai et Raivavae.

En 2017, l’exposition radiologique par ingestion a été évaluée à partir de l’analyse d’une série de plateaux repas et des boissons témoins, collectés midi et soir, durant cinq jours, à Tahiti. Les résultats des analyses menées en 2017 indiquent, selon le communiqué reçu hier par le haut commissariat, que les doses totales annuelles ajoutées par la radioactivité d’origine artificielle (exposition externe + inhalation + ingestion) sont comparables aux valeurs des années antérieures, représentant moins de 0,2 % de l’exposition naturelle, évaluée à moins de 1,1 mSv/an (la moyenne annuelle dans l’Hexagone est de 2,9 mSv).

Toujours selon le haut commissariat, l‘impact de l’accident de la centrale de Fukushima en 2011 n’a pas été décelé dans l’eau de mer, ni dans l’analyse des poissons pélagiques.

Les prélèvements d’aérosols sont réalisés mensuellement à Tahiti depuis 48 ans par filtration de l’air en continu.

Une nouvelle station à grand débit d’aspiration a été mise en service en début d’année 2017 et permet d’aspirer 900 m3/h d’air (trois fois plus élevé que la précédente station). Le bilan 2017-2018 sera disponible en fin d’année sur le site Internet de l’IRSN (www.irsn.fr).

Quant aux deux atolls de Moruroa et Fangataufa, le communiqué du haut commissariat précise que “les mesures réalisées en continu et complétées par une campagne annuelle de prélèvements montrent une radioactivité d’origine artificielle stable ou en décroissance. La radioactivité d’origine naturelle est prépondérante, en dehors des sédiments du fond du lagon contenant du plutonium dans trois zones à Moruroa et une zone à Fangataufa. Cette surveillance fait l’objet d’un rapport annuel disponible sur le site Internet du ministère des Armées.”

En ce qui concerne le mouvement des atolls liés aux tirs effectués, notamment à Moruroa et le risque d’effondrement qui en résulte aujourd’hui, l’État explique que “les mesures effectuées montrent l’absence d’évolution significative”.

 

LDT

 

 

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