Habillage fond de site

Lettre ouverte du Sdiraf : « Allez au bout de vos réformes, tenez bon »

mercredi 3 janvier 2018

Émile Vernier (à droite), président du Syndicat de défense des intérêts des retraités anciens et futurs (Sdiraf), signe une lettre au président du Pays dans laquelle il retrace l’histoire du système de retraite polynésien et pointe les erreurs faites, selon lui, par les gouvernements précédents. (© archives LDT)

Émile Vernier (à droite), président du Syndicat de défense des intérêts des retraités anciens et futurs (Sdiraf), signe une lettre au président du Pays dans laquelle il retrace l’histoire du système de retraite polynésien et pointe les erreurs faites, selon lui, par les gouvernements précédents. (© archives LDT)

Le président du Syndicat de défense des intérêts des retraités anciens et futurs (Sdiraf), Émile Vernier, signe une lettre au président du Pays dans laquelle il retrace l’histoire du système de retraite polynésien et pointe les erreurs faites, selon lui, par les gouvernements précédents.

Mis en place en 1968 avec un régime par points, le système de retraite a été réformé une première fois en 1987, passant à un régime par annuités mais facilitant les départs en retraite anticipés : “Cette décision allait entraîner notre système à sa perte”, écrit Émile Vernier. Deuxième erreur, selon lui : la mise en place de la tranche B (la retraite complémentaire locale), “vouée à l’échec vu le faible nombre de cotisants”.

Enfin, troisième erreur, la réforme Te Autaeaeraa de 2006, qui a baissé les cotisations mais dont le volet de réforme fiscale sur la prise en charge des dépenses de l’hôpital n’a pas abouti, creusant le déficit de la branche maladie qui a été en partie épongé par la trésorerie de la branche retraite.

“Au départ, les intentions sont bonnes. Ensuite, les actes ne sont pas au niveau attendu par la population.” Des occasions manquées, “par manque de courage et de volonté politiques”, juge Émile Vernier.

“Dès le projet connu, les grincheux sont montés au créneau”, poursuit-il en référence au projet de loi du Pays qui est actuellement en examen au conseil économique, social et culturel (CESC). “Pourtant, la CPS (Caisse de prévoyance sociale, NDLR) annonce clairement que sans réforme, il ne resterait plus qu’une année de trésorerie pour payer les retraites, et encore, s’il n’y a pas de nouveaux départs à la retraite.”

Émile Vernier salue Régis Chang, ex-directeur de la CPS, et Luc Tapeta, ex-président du conseil d’administration du régime des salariés, “des hommes courageux” qui ont “sauvé les retraites” en faisant passer de 50 à 55 ans l’âge de la retraite anticipée et en augmentant les abattements pour ces anticipations.

“S’il vous plaît, ne commettez pas les erreurs de vos prédécesseurs. Allez au bout de vos réformes, tenez bon. (…) La majorité de la population, silencieuse, elle, vous demande de tenir ce que vous dites”, conclut le président du Sdiraf.

LDT

Désiré Teivao
0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

French bee propose un aller retour PPT - San Francisco à moins de 40 000 F :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete