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L’ex-compagnon violent écope de 20 mois de prison dont huit avec sursis

mardi 23 avril 2019

L’homme a écopé de 20 mois de prison dont huit avec sursis pour divers faits de violence, commis entre janvier et mars. Photo : Christophe Cozette

L’homme a écopé de 20 mois de prison dont huit avec sursis pour divers faits de violence, commis entre janvier et mars. (Photo : Christophe Cozette)

Né en 1975, V.T. est arrivé menotté jeudi dernier, au tribunal correctionnel de Papeete. Il était maintenu en détention en attente d’une expertise psychiatrique, qui l’a déclaré bipolaire, antisocial, au risque de récidive élevé. Il comparaissait pour divers faits de violence, qui se sont produits entre janvier et mars.

V.T. est nerveux, parle beaucoup, s’agite et coupe la parole à tout bout de champ. Vêtu d’un tee-shirt bleu, d’un bermuda beige, savates aux pieds et cheveux courts, il lui est reproché, en acte I, d’avoir porté des coups sur son ex-compagne et sur son ex-belle-sœur après les avoir copieusement insultées, dans une école de Arue, mi-mars, alors qu’il était venu “faire un bisou à son fils”.

Lors de son expertise psychiatrique, il reconnaît consommer de l’alcool, toutes sortes de drogues et dit avoir fait l’objet de quatre ou cinq hospitalisations psychiatriques.

“J’étais Hulk”, avait-il expliqué alors. À la barre, il tente de mimer la scène avec de grands gestes, tandis que le président du tribunal lui rappelle ses déclarations devant les gendarmes. “J’en ai rien à foutre de votre garde-à-vue de merde”, avait-il dit.

Depuis quelques mois, la mère de ses deux enfants l’a quitté au bout de 15 ans et V.T. semble ne pas le digérer. En janvier, il menace via SMS son ex-belle-sœur. “Cela ne t’est jamais arrivé d’être en colère et de dire des mots que tu ne penses pas ?”, demande le prévenu au président du tribunal.

Peu de temps après ses menaces électroniques, il menace et insulte son ex-beau-frère, avant de lui envoyer un bloc de béton au visage et termine ses actes avec des menaces avec armes – coupe-coupe et batte de baseball – à l’encontre de son voisin, policier municipal. Concernant les menaces sur son ex-beau-frère : “C’est lui qui m’a donné deux coups de pelle d’abord”, explique-t-il au tribunal, qui lui demande, dans la foulée, pourquoi il n’est pas allé voir un médecin. “Parce que je ne suis pas un pédé”, avait répondu le prévenu lors de son interrogatoire.

 

“Il ne supporte pas la séparation”

 

Avec six condamnations au compteur dont violence sur conjoint, c’est au tour de son ex-compagne, infirmière, de témoigner. “V.T. est un enfant abandonné, il change d’humeur tout le temps, il passe de papa poule à la personne la plus méchante possible”, explique-t-elle. “J’ai fait tout mon possible, mais quand il a dit à notre fils de six ans de foutre le camp de la maison, je suis partie avec mes enfants.”

“Il ne supporte pas la séparation, a eu une enfance douloureuse, mais a eu une main tendue par son ex-compagne, une femme digne”, a déclaré le procureur, avant de demander 20 mois de prison dont quatre avec sursis à l’encontre de V.T.. Pour l’avocat conseil de ce dernier, “les faits ne sont pas si limpides” et “les réquisitions sont très élevées”.

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné V.T. à 20 mois de prison dont huit avec sursis, avec interdiction de rencontrer les victimes, à qui il devra payer, au total, 350 000 F de dommages et intérêts. Il a passé Pâques derrières les barreaux.

 

Compte-rendu d’audience par Christophe Cozette

 

 

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