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L’expédition Under the pole fait une découverte en profondeur

lundi 13 mai 2019

Le corail mésophotique le plus profond jamais récolté, un spécimen de Leptoseris hawaiiensis, a été découvert à 172 mètres de profondeur. (© DR)

Le corail mésophotique le plus profond jamais récolté, un spécimen de Leptoseris hawaiiensis, a été découvert à 172 mètres de profondeur. (© DR)

Le 4 avril dernier, dans l’archipel des Gambier en Polynésie française, Ghislain Bardout (cofondateur des expéditions Under The Pole) et deux plongeurs de son équipe ont rapporté le corail mésophotique le plus profond jamais prélevé au monde (-172 mètres) : le Leptoseris hawaiiensis.

Les scientifiques du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement* Laetitia Hédouin, Michel Pichonet Héloïse Rouzé, présents sur place, ont immédiatement pu identifier l’espèce et valider ce record. Au total, les plongeurs de l’expédition ont récolté 4000 échantillons de coraux mésophotiques, formant ainsi la collection la plus importante au monde.

Ces découvertes contribuent à supporter l’hypothèse d’un refuge pour les coraux de surface dans les profondeurs de l’océan et un espoir pour les restaurer.

 

Un espoir pour restaurer les récifs

 

Depuis juillet 2018, l’équipe de l’expédition Under The Pole III, dirigée par Emmanuelle Périé-Bardout et Ghislain Bardout, se consacre au programme de recherche DeepHope en partenariat avec le Criobe sur l’étude des coraux mésophotiques – situés entre 30 et 150m de profondeur – en Polynésie française.

C’est dans ce cadre qu’a été découvert le corail mésophotique le plus profond jamais récolté, un spécimen de Leptoseris hawaiiensis, à 172 mètres de profondeur.

Cette découverte inédite fait partie des plus de 4000 échantillons de coraux mésophotiques récoltés. La récolte d’un corail à 172 m de profondeur, couplée à cette collection unique, prouvent que les coraux de surface migrent vers le fonds des océans, y trouvent refuge, s’y développent. “Ces résultats représenteront une base robuste et indispensable pour tester les hypothèses concernant la capacité des milieux coralliens mésophotiques à servir de refuge, suite à la dégradation des récifs superficiels, affectés par les changements globaux et leur rôle dans le réensemencement de ces mêmes récifs dégradés”, précise Michel Pichon.

Laetitia Hédouin, chercheuse CNRS au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement et experte en biologie corallienne, abonde dans ce sens. “Il ne sera jamais plus possible de parler des récifs coralliens sans considérer cette vie dans les profondeurs comme pouvant constituer un radeau de sauvetage pour les récifs de surface”, explique-t-elle. Ils représentent aujourd’hui un vrai espoir pour restaurer les récifs via un apport de larves pouvant venir recoloniser la surface.

Le programme DeepHope se terminera fin juin après un an de collectes. L’ensemble des résultats, dont les principaux seront présentés au Congrès International sur les Récifs Coralliens en juillet 2020 à Brême (Allemagne), va révéler sous un jour nouveau la diversité (richesse spécifique) et la biogéographie de la faune corallienne du Centre-Est Pacifique.

 

LDT

 

 

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