Article publié dans L’Hebdo La Dépêche – Concours de bijoux : créateurs participez jusqu’au 30 septembre

    lundi 19 septembre 2016

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    La présidente de TPAFP, Aline Baldassari-Bernard, œuvre depuis près de 35 ans dans le secteur de la perle et a à cœur
    de participer à sa promotion.


    Aline Baldassari-Bernard, pour une revalorisation de la perle

     

    Créée en 2014 pour remplacer la Maison de la perle, la Tahitian Pearl Association Of French Polynesia (TPAFP) est une association loi 1901 avec pour objectifs la promotion de la perle de Tahiti au niveau international et local, et le suivi de la production et de la commercialisation de la perle en général.

     

    Tous bénévoles, les membres du conseil sont des syndicats, GIE de producteurs et négociants en perles de Tahiti de Polynésie. En tant que porteuse de ce projet, Aline Baldassari-Bernard en est devenue naturellement la présidente. Cette structure a également pour rôle d’être un groupement porte-parole vis-à-vis du gouvernement. “C’est une structure porte-parole sur le secteur, qui fait le lien entre le terrain et les institutions. On peut ainsi communiquer et faire des propositions”, indique la présidente.

    Avec l’aide de subventions accordées par le gouvernement de la Polynésie française, TPAFP agit principalement sur deux volets : la promotion de la perle à l’international et au niveau local. À l’international, les opérations sont menées vers l’Asie.

    Aujourd’hui, on favorise beaucoup nos acheteurs japonais et chinois car ils sont actuellement les plus gros acheteurs de perles de Tahiti, avec 90 % d’achats de nos perles brutes. Concrètement, on fait des conventions de programmes dans leur pays, c’est-à-dire des publicités dans les journaux, en télévision, sur des stands internationaux, des placements de produits, etc. Nous leur confions cette communication, avec notre contrôle, car nous ne connaissons pas vraiment leur culture”.

    Par ces opérations de communications, TPAFP soutient ainsi les producteurs locaux pour la vente de leurs stocks. En projet, une future ouverture vers les États-Unis, le premier pays vendeur de bijoux au monde. “La perle de Tahiti y est déjà partiellement représentée mais principalement sur les deux côtes, à New York et Los Angeles. Il nous reste à faire le reste ! C’est à nous de nous positionner stratégiquement, et de nous diversifier pour vendre notre production globale”, précise Aline.

     

    Au niveau local, TPAFP a à cœur de promouvoir la perle de Tahiti dans sa qualité et de soutenir les bijoutiers locaux. Il s’agit ici de revaloriser son image en tant que bijou d’exception, dans son esthétique, dans sa rareté, dans le travail que cela demande. “Aujourd’hui, les bijoutiers souffrent terriblement… Alors que leur travail est fantastique…” Pour ce faire, l’association se fait porteuse d’événements tels que le concours actuellement organisé.

    En effet, ouvert à tous les bijoutiers, aux artisans patentés, mais aussi aux amateurs éclairés, ce concours invite tous les artistes de Polynésie française à la création d’un bijou mettant en valeur la Perle de Culture de Tahiti. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre.

     

    “La perle a été malmenée ces dernières années et je voudrais vraiment participer à faire redorer son image”

     

    Nous ouvrons un grand concours pour tous les créateurs de bijoux afin de mettre en valeur notre perle. Attention, nous n’acceptons pas les ouvrages. Nous demandons une création technique et un design. Tous les styles de bijoux sont acceptés, colliers, bagues, bracelets, etc., mais il faut obligatoirement utiliser des matériaux nobles comme l’argent, l’or, le platine et les pierres précieuses ou semi-précieuses. Nous refusons le cuir, le caoutchouc, ou encore le pandanus”.

    À ce jour, une dizaine d‘inscriptions sont enregistrées pour ce grand concours, avec un objectif à la fin du mois d’atteindre les 20 pièces.

    À l’issue du concours, les bijoux devraient être exposés au public et mis en vente lors d’un dîner de gala caritatif. C’est une véritable opportunité pour les participants de se faire connaître du grand public et de leurs pairs. Il s’agit de plus d’une occasion pour les jeunes créateurs de bénéficier d’une vitrine gratuite, et de gagner en popularité”.

    Active, passionnée, entrepreneuse et femme d’affaire, Aline cumule à ce jour une riche carrière et de nombreux investissements dans la vie civile en tant que porte-parole. C’est à l’adolescence qu’elle découvre la Polynésie avant de repartir en métropole suivre ses études. Elle suit alors une formation d’assistante de direction, complétée par des études de droit. Ses diplômes en poche, la jeune femme revient à Tahiti, intégrer un grand groupe de la place, et assure le contrôle de gestion d‘une douzaine de sociétés.

    Elle sera par la suite successivement gestionnaire des magasins Chic, des activités nautiques de l’ancien Beachcomber et des activités touristiques du Mont marau. En 1985, elle se retrouve engagée dans une ferme perlière en tant que directrice commerciale.

    J’avais déjà été confrontée à la perle lors de mon implication dans les magasins Chic. Il y avait une grosse activité de vente de bijoux à l’époque, dans laquelle j’ai impulsé la perle de Tahiti. C’est là que j’ai acheté mon premier lot de perles. J’ai appris à les trier, à faire des prix et à les faire monter par des bijoutiers. Ça marchait très fort à l’époque ! Puis quand je suis entrée dans la ferme perlière, je m’occupais de la gestion et des RH, mais rapidement je me suis retrouvée impliquée dans le tri des perles et dans la commercialisation. Je suis devenue finalement associée de cette ferme”.

     

    En parallèle, Aline monte sa propre société de grossiste en métaux précieux à Papeete, obtient la carte professionnelle de négociant en perles et lance sa marque de bijoux. Outre le business, Aline est investie dans la vie civile du territoire et cumule les casquettes telles que membre du CESC, du conseil des réformes stratégiques au titre de la perliculture, du conseil de gestion du centre des métiers de la nacre et de la perliculture de Rangiroa, membre du conseil de gestion de la CPS, et membre de la commission d’attribution des cartes de négociants.

    Je travaille beaucoup ! J’aime l’action ! Mais j’ai aussi réussi une belle vie de famille avec deux très beaux enfants et un mari fantastique qui m’a toujours soutenue. La perle, je l’ai aimée, je l’aime encore, et je crois en son avenir… Elle a été malmenée ces dernières années et je voudrais vraiment participer à faire redorer son image, qu’elle reprenne sa valeur, sa considération. Et puis, elle fait vivre tellement de monde…”, conclut-elle avec passion.

     

    Caroline Valentin

     

    CONTACTS

    Pour vous inscrire en ligne, consultez le règlement, la liste des prix et le cahier des charges :
    www.123contactform.com

    Facebook : Tahitian Pearl Association Of French Polynesia

     

    Le grand concours de bijoux de TPAFP

    La TPAFP organise un grand concours de bijoux ouvert à tous les bijoutiers, aux artisans patentés, mais aussi aux amateurs éclairés. Ce concours invite tous les artistes de Polynésie française à la création d’un bijou mettant en valeur la Perle de Culture de Tahiti. Les objectifs sont d’attiser le désir des consommateurs pour un bijou perlier, d’inciter la créativité des professionnels et artistes en utilisant la perle de culture de Tahiti, et de mettre en avant le savoir faire des bijoutiers locaux. Les créateurs ont jusqu’au 30 septembre pour présenter leur projet. Les gagnants seront sélectionnés par un jury sur la base de l’originalité, du design, de l’attrait commercial et du savoir faire. Les cinq prix en jeu seront remis le 6 octobre. À noter le Grand Prix comprenant deux billets Aller-retour Los Angeles.

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