Lionel Beffre : “On ne quitte jamais un poste en ayant tout réglé”

    mercredi 11 mai 2016

    Lionel Beffre, l’actuel haut-commissaire de la République en Polynésie française, a été nommé préfet de l’Isère récemment. Il sera remplacé par René Bidal, préfet de l’Eure. Lionel Beffre aura passé un peu moins de trois ans en Polynésie française. Il doit quitter son poste le 25 mai, son successeur devant, lui, arriver sur le territoire quelques jours plus tard.

    Vous avez fait un séjour plutôt long par rapport à certains de vos prédécesseurs. Qu’en retiendrez-vous ?
    Déjà qu’il s’est déroulé dans un cadre, où la stabilité politique a été retrouvée. C’est important. Cela permet de travailler de façon plus apaisée et plus fructueuse. Je retiens aussi que sur le plan économique, les choses vont un petit peu mieux. C’est un signe positif que cette stabilité et ce tout début de reprise.

    Avez-vous eu des moments difficiles, comme ce jour ou vous avez dû signifier la fin des mandats de Gaston Flosse ?
    Je l’ai dit à l’époque. Ce n’est jamais un moment facile pour un haut-commissaire d’indiquer à un élu qu’on est obligé de le déchoir de ses mandats. Ces mandats, il les tient du peuple et on a l’impression de s’introduire un peu dans la démocratie. Mais cela était néanmoins mon devoir de le faire. Il a compris qu’il n’y avait pas d’animosité dans cet acte. C’est simplement l’application des textes et l’exercice de ma fonction.

    Votre successeur arrive quelques jours après votre départ. Quels sont les dossiers que vous aimeriez voir éclore pendant sa présence ?
    On ne quitte jamais un poste en ayant tout réglé. Il y a des dossiers qui demeurent. La convention pour l’éducation, le toilettage du statut, la suite de la mise en œuvre des contrats de projets. C’est tout cela qui doit se poursuivre. Il fera les choses comme il l’entend et il aura toutes les compétences pour décider.

    Vous avez vu la Polynésie dans vos déplacements. Mais avez-vous eu le temps d’en profiter ?
    J’ai eu le temps de m’y poser. J’ai visité la quasi-totalité des communes. Je crois que j’en ai fait 47 sur 48. J’ai visité beaucoup d’îles qui sont des communes associées.
    Je me suis efforcé d’aller à la rencontre de la population là où c’était possible, quand cela était possible.
    Même dans l’exercice de mes fonctions, j’ai eu le temps de me poser. J’ai aussi pris le temps de visiter lorsque mes fonctions me laissaient du temps libre.

    Vous avez été le haut-commissaire qui a reçu le président de la République, ce qui n’était plus arrivé depuis très longtemps. Était-ce un moment fort ?
    Oui. On ne reçoit pas le président de la République de manière détendue. Évidemment, c’est un grand enjeu pour la Polynésie. J’étais satisfait que cette visite se passe bien.
    On l’avait préparée dans les meilleures conditions et le président de la République a apprécié l’accueil de la Polynésie.
    Cela montre l’attachement de ce pays, quels que soient les soubresauts, les contradictions, à la République.

    Propos recueillis par Bertrand Prévost

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2016-05-11 14:55:00
    On ne se barre pas avant d'avoir tout réglé dixit Lionel "PAS/RSA" BEFFRE... eh oui, il laisse derrière lui comme un malpropre les 79 999 colonisés français de "la Polynésie française" proscrits du DROIT au RSA sur le carreau hohohohohohohoh rollstahiti@gmail.com
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