L’Océanie aussi est Charlie

    lundi 12 janvier 2015

    De nombreuses manifestations de solidarité se sont déroulées en fin de semaine dernière dans plusieurs pays océaniens, dont la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en solidarité avec les victimes des attentats perpétrés sur le sol français, à Paris et dans sa région.
    Vendredi dernier, à Auckland, une manifestation a eu lieu en hommage aux victimes de ces actes. Sur la place Aotea, au cœur de la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, plus de 300 personnes ont défilé en brandissant pour la plupart des placards scandant le slogan désormais adopté à l’échelle mondiale : “Nous sommes Charlie.”
    Parmi les personnes mobilisées, beaucoup étaient des membres de la communauté française résidant dans ce pays, mais aussi de simples citoyens néo-zélandais venus affirmer leur attachement à la liberté d’expression, fondement d’une société démocratique.
    Au plan gouvernemental, le Premier ministre néo-zélandais, John Key (centre-droite), réagissait dès jeudi dernier à ces actes terroristes en exprimant sa solidarité et en condamnant fermement ces atteintes aux principes de liberté d’expression.
    Tony Abbott, son homologue australien, évoquait ce week-end un entretien téléphonique avec le président français, François Hollande, au cours duquel il a exprimé “la solidarité du peuple australien envers le peuple français dans ces heures très difficiles”. “Ce n’est pas une lutte contre la religion, c’est une lutte contre l’extrémisme. Aucune communauté n’est ciblée, nous ciblons le terrorisme”, a-t-il déclaré en écho aux attentats en France.

    L’Australie également touchée

    En Australie aussi, depuis les attentats en France, plusieurs manifestations en solidarité ont eu lieu dans les principales villes du pays, comme Sydney, Melbourne ou encore Perth. À Melbourne, il a été recensé plus d’un millier de participants. À Sydney, la plus grande ville du pays, ce sont plus de 2 000 personnes, pour la plupart membres de la communauté française, qui sont descendues dans la rue, sur le lieu même de la prise d’otages de décembre dernier, à Martin Place, au café Lindt, qui avait fait deux morts. À cet endroit, ils ont déposé des milliers de bougies, avant d’observer une minute de silence en mémoire des victimes des actes terroristes perpétrés en France.
    Dans les collectivités françaises d’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna), des manifestations de solidarité ont aussi eu lieu, avec notamment près d’un millier de personnes descendues dans les rues de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) pour condamner l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo.
    Dans la grande région aussi, en Océanie insulaire, les organisations médiatiques et leurs associations se sont mobilisées à travers des porte-voix comme la branche Asie-Pacifique de la fédération internationale des journalistes (International Federation of Journalists, IFJ). “Ces attaques intolérables nous rappellent de la manière la plus violente possible les défis auxquels sont confrontés les journalistes à travers le monde, dans le cadre de leur métier”, a notamment rappelé cette ONG.

    L’Islam à Fidji : vivre ensemble

    À Fidji, dans la capitale Suva, l’association nationale des médias a elle aussi condamné, à son échelle, le “meurtre horrible de journalistes et collègues”. L’un des nombreux jours fériés de cet archipel, célébrant la naissance du prophète Mahomet, a été célébré, lundi dernier, par l’importante communauté musulmane de cet archipel (environ 6 000 personnes) dans un esprit de partage et de promotion du vivre ensemble avec les autres confessions du pays. Cette fête religieuse reconnue par le gouvernement a donné lieu à de nombreuses manifestations et cérémonies à travers le pays, en présence notamment de responsables gouvernementaux.
    Le président fidjien, Ratu Epeli Nailatikau, a pour sa part tenu à saluer la contribution de la communauté musulmane de Fidji (essentiellement d’origine indienne) au développement national et aux valeurs de “tolérance” et de “compréhension” vis-à-vis des autres communautés de l’archipel. Haji Hafizud Dean Khan, président de la Ligue musulmane de Fidji, a pour sa part saisi cette occasion pour encourager les musulmans de l’archipel à ne pas avoir honte de leur confession. “Ne vous excusez pas d’être musulmans, il n’y en a nul besoin car nous sommes tous membres d’une religion qui croit en la paix (…) Nous apprécions aussi le fait que nous puissions célébrer cette fête dans ce pays, où nous avons un statut particulier parce que nous coexistons pacifiquement et avons des voisins de toutes races et religions”, a-t-il déclaré.

    Flash d’Océanie
     

        Edition abonnés
        Le vote

        Pour trouver une activité professionnelle, seriez-vous prêt à vous lancer dans l'agriculture ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete