Logement social : le partenariat public-privé est en marche

    mercredi 27 janvier 2016

    La SAS Puna Ora est devenue, à la fin  de l’année 2014, le premier organisme privé de logement social au fenua. Hier, son directeur a enfin signé avec le ministre du Logement une conventionde financement portant sur la construction de deux programmes à Faa’a et Arue. Grâce à cette subvention du Pays, à hauteur de 20 % du montant total de l’opération, et à la défiscalisation métropolitaine en cours d’instruction à Paris, Puna Ora proposera aux foyers à revenus moyens des logements en location-accession à des prix très compétitifs.

    Tearii Alpha, le ministre du Logement et de la Rénovation urbaine, a officialisé hier les tout premiers arrêtés de subventions publiques allouées, en conseil des ministres le 13 janvier, à un organisme privé de logement social en Polynésie : la SAS Puna Ora, agréée dès la fin de l’année 2014.
    “Depuis cette date, nous avons cherché à mettre en œuvre une relation public-privé pour faciliter et soutenir la construction des logements sociaux aidés, a rappelé le ministre. Comme c’était une première dans notre dispositif de logement social, on a mis un peu de temps pour valider tout ça, mais nous arrivons au bout du processus administratif.”
    Invité à la présidence, le directeur du nouvel opérateur, Franck Zermati, a donc signé hier une convention avec le ministre, portant sur le financement de la construction de deux programmes de logements sociaux à Arue et Faa’a, pris en charge par le Pays à hauteur de 20 % (soit 672 millions de francs).
    Les travaux, dont le coût total s’élève à  3,36 milliards de francs, devraient démarrer en avril et en mai : la résidence Atea de
    78 logements sortira de terre à Saint-Hilaire (Faa’a), et le programme Terua de 67 logements verra le jour en contrebas de Erima (Arue). “C’est le début d’une belle histoire, c’est le privé et le public qui s’allient pour avoir des prix compétitifs et pour offrir un accès à la propriété dans la dignité”, s’est réjoui Franck Zermati.

    Complémentaire de l’OPH

    Grâce à cette subvention du Pays et à la défiscalisation métropolitaine, estimée à 25 % du coût de construction par Puna Ora, mais toujours en cours d’instruction à Bercy, les futurs appartements seront mis en location à des prix réduits : entre 50 et 60 000 F par mois pour un F2 ; entre 70 et 80 000 F pour un F3 et entre 90 et 100 000 F pour un F4 par exemple, “dans des résidences de qualité, et où l’accent sera mis sur le côté durable”, a précisé le directeur (lire ci-contre). À l’issue de cinq années de location, les locataires pourront opter pour l’achat de leur logement à un prix attractif, prenant en compte l’intégralité des loyers déjà versés.
    Contrairement à l’Office polynésien de l’habitat (OPH), qui cible prioritairement les plus bas revenus, l’opérateur Puna Ora s’adresse aux foyers intermédiaires, notamment aux jeunes couples actifs dont les salaires ne leur permettent pas toujours de quitter le nid familial. “Le projet, c’était de faire un logement coup de pouce, un logement aidé qui s’adresse à une clientèle de gens qui gagnent deux ou trois Smig par foyer”, précise Franck Zermati.
    Une initiative qualifiée d’“extrêmement positive” par le maire de Arue, Philip Schyle, dont les services techniques ont travaillé en collaboration avec Puna Ora et l’urbanisme.
    “Le partenariat public-privé, c’est un concept qui, moi en tant que maire, et par rapport à mes terrains militaires, m’intéresse énormément”, a-t-il ajouté. Et ce n’est pas le seul, à l’heure où le besoin est estimé à environ 35 000 nouveaux logements sociaux dans les 15 à 20 ans à venir…
    Puna Ora espère pouvoir en construire 250 par an. Il table sur 13 opérations réalisées d’ici à 2019. Atea et Terua, donc, mais aussi cinq autres lancées cette année à Papeete, Arue et Punaauia, puis six supplémentaires en 2017 à Papeete, Pirae, Faa’a, Mataia et Taravao.
    Filiale d’Imagine Promotion, il s’appuie sur l’expertise de ce promoteur qui a déjà réalisé 4 000 logements en métropole, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, mais aussi au fenua.

    M.G.

    La future résidence Terua à Arue

    Les travaux devraient commencer dès le mois de mai à Arue, derrière les terrains militaires, en contrebas de Erima. La future résidence Terua comptera 67 logements sociaux équipés de chauffe-eaux solaires, une centaine de places de parking, mais également des commodités pour les enfants. Afin de réduire les factures, une centrale solaire photovoltaïque sera installée en toiture pour alimenter les parties communes.
    Pour réaliser ce projet, d’un coût total de 1,55 milliard de francs, 90 emplois équivalents temps plein seront mobilisés pendant une vingtaine de mois.

     

    teura 2016-03-21 12:55:00
    bonjour je voudrais savoir comment il faut faire pour bénéficier de ce logement sociale
    tinomoe 2016-03-01 14:35:00
    comment faire pour bénéficier de ce logement social.
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