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L’OPH condamné pour homicide involontaire

mercredi 9 novembre 2016

(© archives LDT)

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Le 19 juillet 2011, L.R. regagne son logement de la résidence Les Balcons de Tepapa, à La Mission, par la passerelle qui relie la route à la coursive d’accès aux appartements.
Il glisse et tente de se rattraper mais le garde-corps, endommagé depuis plus de deux ans, cède : L.R. fait une chute mortelle de près de quatre mètres. L’OPH était donc accusé d’homicide involontaire.

L’ordre de procéder aux travaux de réparations avait été donné le 27 juin, par le nouveau directeur, mais les travaux n’avaient pas encore débuté.
L’entreprise interviendra le soir même de l’accident, pour une réparation qui ne coûtait que 25 000 F.

L’enquête révélera que l’état de la rambarde avait été signalé à au moins trois reprises depuis 2008, sans que les trois autres directeurs généraux de l’OPH durant cette période n’aient connaissance du dossier, tandis que la cellule maintenance de l’OPH tentait de se défausser sur l’architecte et la Socotec.

Me Quinquis, qui représentait l’OPH, a plaidé la relaxe, qualifiant le dossier d’accusation de “complètement brouillon” : le directeur général visé n’était pas encore en place au moment de la construction ou des premières réclamations et il ne l’était plus au moment de l’accident.
Selon lui, la faute incombait plutôt à l’entreprise qui n’avait pas réagi assez vite, voire même à Oscar Temaru qui aurait provoqué la crise financière de l’OPH en faisant croire, quelques années avant, que les locataires n’auraient pas de loyer à payer.
Une ligne de défense qui n’a pas convaincu le tribunal : il a déclaré l’OPH coupable et l’a condamné, en tant que personne morale, à une amende de 10 millions de francs, ainsi qu’à payer plus de 900 000 F de débours à la CPS.

 

C.P.

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