“L’or noir de Polynésie” sous toutes ses formes

    mercredi 17 juin 2015

    La huitième édition de la Semaine de la vanille s’est ouverte hier matin, à l’assemblée de la Polynésie française.  Une petite vingtaine d’exposants présente la vanille sous ses coutures. Mais la production baisse et entraîne automatiquement une hausse des prix.

    La Semaine de la vanille a été inaugurée hier dans le hall de l’assemblée de la Polynésie française. Cette huitième édition, placée sous le thème de “Magique vanille”, se tient aujourd’hui dans la maison du peuple jusqu’à samedi. Une soirée gastronomique et gustative se tiendra vendredi soir, côte est, histoire de sublimer la teneur aromatique de ses gousses, la vanille de Tahiti étant considérée par les professionnels comme un produit haut de gamme, tout comme sa principale et bien plus omniprésente, vanille de la Réunion.
    Inaugurée par les producteurs, le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, accompagné de quelques représentants dont Emma Maraea, représentante ATP des îles Sous-le-Vent, propulsée porte-parole de Taha’a, l’île vanille. On retrouve “l’or noir de Polynésie” sous toutes ses formes : extraits, gousses, savon, bougie, artisanat, glaces, poudre, en pot – de 5 à 35 000 F — en vrac, en huile, en mono’i.
    Malheureusement, seule une douzaine d’exposants proposant de la vanille ont fait le déplacement pour cette 8e Semaine de la vanille, et une petite dizaine d’autres artisans, ne proposant pas de produits à base de vanille, complétait le salon. L’un des producteurs, la société Hotu vanilla, s’est vu remettre, peu de temps après les discours d’ouverture, la médaille d’or du concours général agricole 2015 pour ses gousses hors pair.
    Hormis celui du président de l’assemblée, l’ensemble des discours d’ouverture s’est déroulé en reo ma’ohi, “la vanille de Tahiti ne comprenant que le tahitien”, s’est amusé Emma Maraea. Quoi qu’il en soit, même si Taha’a cède sa place de leader en terme de production à son île sœur, Raiatea, la production de l’île, selon la représentante, progresse cette année de 179 %. Mais l’année, globalement, “n’est pas une très bonne année de production, donc le prix augmente. On atteint les 7 500 F le kilo” (de vanille verte), précisait hier Emma Maraea.

    Le ministre tentera d’inverser la vapeur

    Ne vous étonnez pas de ne pas voir les prix affichés, lors du salon. Sachez que le prix, à l’assemblée, oscille entre 30 et 36 000 F le kilo, car, pour 1 kg de vanille séchée, il faut 4 kg de vanille verte.
    Selon les informations pourtant transmises pour l’événement, organisé par l’Epic vanille de Tahiti, l’année 2014 aura été une belle année pour les quelque
    784 producteurs de vanille qui ont produit 28 tonnes de vanilles mûres pour un prix moyen de 6 071 F/kg.
    Suivant les chiffres d’exportation de vanille par année civile publiés par l’ISPF, il apparaît que 2014 a été une année record avec plus de 17,721 tonnes de gousses de vanille de Tahiti qualité “gourmet” exportées pour un montant de plus de 365 millions de francs, faisant d’elle un produit en plein essor sur les tables du monde entier et le 4e produit agricole polynésien à l’export.
    Mais voilà, la production chute et les prix montent. “La vanille, c’est comme d’autres produits, c’est l’offre et la demande qui, ensemble, font le marché”, reconnaît Frédéric Riveta, ministre de l’Agriculture. “Là, on a peu de vanille. L’année dernière, nous n’avions que 28 tonnes de vanille à maturité et nous en avons vendu 17 tonnes à l’export. Mais 6 000 F le kilo, c’est trop cher. Je vais tenter de relancer la production pour faire baisser le prix. Il faut produire plus, pour payer moins”, souhaite le ministre, qui compte développer la filière mais aussi celle du ‘uru. En 2003, il y avait 1 200 – 1 300 vaniculteurs, selon Frédéric Riveta, ils sont un peu moins de 800 aujourd’hui.
    Il faudra donc également augmenter le nombre de producteurs si l’on souhaite augmenter la production.

    Christophe Cozette

    Lire aussi l’interview de Emma Maraea, représentante (ATP) et membre du CA de l’Epic vanille, dans La Dépêche de Tahiti ou au feuilletage numérique

     

    Programme

    Mercredi
    10 h : Atelier “Techniques Culturales de la Vanille – Traditionnelle et sous ombrière”.
    11 h : Ateliers des Chefs (démonstrations et dégustations).
    13h30 à 16 h : Atelier de dessin enfant “Ma Vanille & moi”
    16h30 : Concours de Panna Cotta à base de Vanille de Tahiti.

    Jeudi  
    10 h : Atelier “Arômes de Tahiti et d’ailleurs”.
    10h30 : Résultat du concours de dessin “Dessine-moi ta Vanira” et remises des diplômes aux classes gagnantes.
    11 h : Ateliers des Chefs (démonstrations et dégustations).
    13h30 à 15 h : Atelier tressage “Créations artisanales avec de la vanille”, animé par les artisans du hall de l’Assemblée de la Polynésie française.
    16 h : Fin des votes du public au concours de bijoux “Vanira Art Création”.
    19 h : Buffet gastronomique “Vanille” au Royal Tahitien avec un défilé des mannequins d’Alberto V.
    • Résultats et remise des prix des 2 concours (“Vanira Art Création” et “Panna cotta”)

    Vendredi
    10 h : Atelier “Techniques Culturales de la Vanille – Traditionnelle et sous ombrière”.
    11 h : Ateliers des Chefs (démonstrations et dégustations).
    13h30 à 16 h : Atelier de dessin enfant “Ma vanille & moi”

    Samedi
    10 h : Atelier tressage “Créations artisanales avec de la vanille”, animé par les artisans du hall de l’Assemblée de la Polynésie française.
    Midi : Clôture de la 8e édition de la Semaine de la Vanille

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