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Lorna Oputu désormais mise à l’écart du SPC

vendredi 1 septembre 2017

lorna oputu damas teuira

Le torchon brûlait entre Lorna Oputu et Patrice Jamet depuis 2014 et la situation ne s’est guère améliorée avec Damas Teuira. (© Jean-Luc Massinon)


Évincée par Patrice Jamet en 2014 et boudée par le noyau dur de la majorité depuis 2015, Lorna Oputu est écartée du Syndicat pour la promotion des communes. L’ancienne première adjointe au maire aurait porté préjudice à l’image de la commune et du maire. L’avocate déplore de n’avoir pas pu se défendre.

Certains diront que c’est de l’acharnement, d’autres que la mise au point était nécessaire. En tout cas, l’ancienne première adjointe au maire Lorna Oputu n’est plus considérée comme appartenant à la majorité. Écartée en 2014 par Patrice Jamet lorsque l’avocate a désiré se présenter aux législatives sans l’assentiment du groupe Ia tura o Mahina (Itom), rendue coupable de négligence dans la condamnation à l’inéligibilité du maire en 2015, déchue de ses délégations municipales, accusée d’être à l’origine de l’implosion de la majorité en étant candidate au remplacement de Patrice Jamet, Lorna Oputu a été évincée un peu plus encore, mercredi soir.

Lors du conseil municipal de rentrée, la jeune femme s’est vu retirer sa dernière prérogative : son mandat de membre au sein du Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF).

Pour l’avocate, c’est un coup dur. L’élue de Mahina était sixième vice-présidente et déléguée code général des collectivités territoriales (CGCT) et intercommunalité au bureau syndical.

Cette présence auprès des maires et des élus était un atout pour satisfaire ses ambitions politiques.

Dans un rapport de présentation lu en séance, en présence de l’intéressée, il est précisé que le renouvellement des représentants (et surtout l’éviction de Lorna Oputu) a été entrepris “pour des raisons de confiance et de respect des élus et de l’image de la commune”.

Pour Damas Teuira (lire ci-dessous), Lorna Oputu “ne garantit plus l’expression fidèle des positions du conseil municipal au sein du SPCPF”.

 

“Condamnée” sans pouvoir se défendre

 

Avec beaucoup de retenue, mais non sans émotion, Lorna Oputu a commenté cette décision en remerciant d’abord les élus qui l’avaient soutenue.

L’avocate a assuré qu’elle a donné de son temps et apporté ses compétences au sein du SPCPF, en “éclairant” tavana et élus sur des problèmes juridiques, parfois personnels.

Évoquant avoir prodigué “gratuitement” des conseils dans le cas d’un divorce ou encore après l’arrestation d’un fils d’élus, elle s’est dite surprise par cette décision.

Si cette éviction est réellement liée à des propos qu’elle aurait tenus et qui auraient été rapportés au tavana, elle constate qu’elle est “condamnée” sans même pouvoir se défendre. S’adressant au maire, Lorna Oputu regrette que Damas Teuira n’ait “pas eu le courage de la contacter”.

Elle ne comprend pas plus que le maire l’ait placée dans la minorité alors qu’elle est fondatrice d’Itom. “Je me contenterais de ton silence”, lance-t-elle au maire, assurant qu’elle votera la délibération et apportera ses deux voix (la sienne et celle d’un élu lui ayant fait procuration) à quelqu’un du conseil en particulier, s’il est candidat (après le vote, elle confirmera avoir soutenu Hinoi Fritch).

Certainement soulagé que les débats ne se soient pas enflammés, le maire n’a pas renchéri et a fait voter la délibération. On retiendra que c’est Hinoi Fritch qui remplace Lorna Oputu et rejoint l’autre titulaire, le tavana de Mahina. 

 

J.-L.M.

 

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