“Lorsque je ne bois pas, je suis doux comme un agneau”

    mercredi 25 mai 2016

    Visage tatoué et muscles saillants, un homme de 42 ans a été condamné, hier, par le tribunal correctionnel, à quatre années de prison, dont trois ferme, pour s’en être violement pris à sa belle-mère, son beau-père et sa compagne, en octobre dernier, à Hitia’a o te Ra.
    Estimant que ses beaux-parents interféraient trop souvent dans sa vie affective, le quadragénaire, sans travail, avait pété les plombs après avoir passé la nuit à boire de l’alcool.

    Totalement ivre (il affichait un taux de 2,43 grammes au moment des faits), il avait, dans un premier temps, tenté de frapper sa compagne, de 20 ans sa cadette.
    Mais la mère de celle-ci, chez qui le couple vivait, s’était interposée. Son gendre n’avait alors pas hésité à se saisir d’un coupe-coupe pour la frapper une première fois à la mâchoire, puis sur le sommet du crâne, lui occasionnant de profondes plaies, dont les stigmates sont encore bien visibles aujourd’hui.

    Le médecin du Smur qui était intervenu estimait d’ailleurs, sur le moment, que le pronostic vital de la victime était engagé. Il n’en a heureusement rien été.
    Après sa belle-mère, l’homme avait reporté sa colère sur sa compagne, et lui avait assené plusieurs coups de poing. Pour finir, il s’était battu avec le père de celle-ci, pourtant handicapé, avant de saccager le domicile familial.
    Emprisonné depuis les faits, en attendant son procès, le prévenu a dit regretter, hier, “d’avoir agi comme ça”, tout en reprochant une nouvelle fois à ses beaux-parents d’être “toujours derrière” son couple.

    “Lorsque je ne bois pas, je suis doux comme un agneau. Mais si c’est le cas, je deviens méchant”, a-t-il ajouté d’une voix ferme.
    Un comportement qui, bien entendu, ne plaît pas vraiment à ses beaux-parents. “Ce n’est pas la première fois qu’il agit comme ça. Je ne souhaite plus qu’il vienne dans notre maison, dans notre famille”, a gémi, à la barre, sa belle-mère.
    Pour autant, le quadragénaire ne perd pas l’espoir de retrouver, à sa sortie de Nuutania, celle qu’il considère toujours comme sa femme. Mais selon le père de la principale intéressée, qui n’est pas venue au procès, celle-ci “ne veut plus retourner avec lui” car “elle en a très peur”.

    Outre la peine de prison ferme qu’il a d’ores et déjà commencé à purger, l’homme a aussi l’obligation d’indemniser ses victimes et de rembourser la CPS à hauteur d’un peu plus de 900 000 francs, en raison des frais médicaux engagés pour sa belle-mère. Il a en outre désormais interdiction de chercher à entrer en contact avec la famille.

    J-B. C.

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