Lotissement Miri – Joinville Pomare prétend pouvoir enfin prouver qu’il est propriétaire

    vendredi 15 avril 2016

    Après la décision de la cour d’appel ne reconnaissant pas la SCI Delano comme propriétaire de Miri, le chef de la famille royale sort du bois, et estime être en mesure de démontrer que, lui, l’est.  Joinville Pomare entend saisir de nouveau les tribunaux et, s’il était reconnu dans ce qu’il prétend être ses droits, il n’hésiterait pas à récupérer pour son compte les parcelles du lotissement. En près de trente ans de procédure, il n’est pourtant jamais parvenu à démontrer ce qu’il prétend pouvoir faire aujourd’hui. Les déclarations du patriarche de la famille royale Pomare, Joinville, hier, lors d’une conférence de presse, ne sont pas de nature à rassurer les habitants des hauteurs de Miri à Punaauia. Comme La Dépêche de Tahiti le révélait le 24 mars, la cour d’appel de Papeete a rendu, le mois dernier, un arrêt devenu une véritable bombe juridique.

    Cette dernière a en effet considéré que la SCI (société civile immobilière) Delano, qui vendait depuis des années des parcelles dans ce lotissement, n’en était pas propriétaire. Pas plus, cependant, que la famille Pomare.
    Ce vide juridique a néanmoins d’ores et déjà occasionné d’importantes répercussions sur la chaîne des ventes, qui se retrouve bloquée pour le moment (lire ci-dessous). Et Joinville Pomare entend prochainement revenir à la charge.

    Il a ainsi assuré, hier, entouré des siens, détenir les “titres de propriété en bonne et due forme”, fruit d’une donation datant du XIXe siècle, faite à son aïeule, la reine Pomare IV. Des documents qu’il n’a cependant jamais produits par le passé, devant les magistrats qui ne l’ont jamais reconnu propriétaire de la zone revendiquée.

    “Aujourd’hui, on peut se présenter au tribunal en disant : ‘C’est chez nous’”, jure-t-il, pourtant. Mais quand ? “Laissez-moi le temps de digérer (l’arrêt de la cour d’appel, NDLR). Du jour au lendemain, ça me tombe sur la tête.”
    En théorie, s’il parvenait à démontrer que sa famille est bien propriétaire des terres litigieuses, celle-ci serait en droit de les récupérer, en indemnisant au préalable les habitants concernés, pour ce qui est des constructions édifiées.
    Mais Joinville Pomare n’entendrait pas, dans ce cas de figure, mettre la main à la poche, renvoyant la patate chaude aux études notariales qui “vendaient” du Miri. Des “gens” qui, de surcroît, lui “ont craché à la figure”.

    “Toute la Polynésie” revendiquée

    “Ce n’est pas à moi de les indemniser mais aux notaires qui leur ont fait savoir qu’il y avait un litige. On leur a dit qu’il n’y avait aucune crainte, que les Pomare ne seraient jamais propriétaires de ces terres. Et aujourd’hui, ils se plaignent. Les affaires sociales, ce n’est pas moi. (…) Monseigneur Coppenrath, ce n’est pas moi. (…) La France est là pour les indemniser”, lâche-t-il.
    Et si on lui rappelle que de nombreuses familles ont sûrement investi de bonne foi toutes leurs économies pour se construire un chez-soi, la tête couronnée ne s’en émeut guère : “Personnellement, je suis malheureux que ces gens se retrouvent dans une telle situation, mais je ne vais pas donner les solutions.”

    Les Pomare disent aujourd’hui revendiquer la totalité de Miri (le litige en cours ne concernerait pas, cependant, les deux premiers lots). Mais, in fine, c’est “toute la Polynésie” qu’ils convoitent… au nom des “autochtones” lésés, selon eux, par l’Histoire et la France, qui n’a pas respecté les divers traités ratifiés.

    “Le seul moyen pour nous de nous faire entendre, c’est l’occupation des terres. Le tribunal ne sert à rien”, martèle le patriarche, qui se veut néanmoins “respectueux de l’État de droit”. Mais Joinville Pomare “est roi chez lui”, au fenua.
    Un monarque “pauvre”, tient-il à souligner, oubliant que son luxueux 4X4 de marque allemande trône dans son garage, à deux mètres de lui.

    J.-B.C.

    Acheteurs et vendeurs inquiets

    L’arrêt de la cour d’appel de mars a eu une incidence directe de taille : la suspension des transactions sur les lots concernés par le contentieux, à Miri. Les études notariales qui proposaient ces produits (ce qui n’était pas le cas de toutes, certaines ayant pris leurs distances depuis plusieurs années) ont gelé les ventes et saisi leur ordre, en métropole, pour obtenir des éclaircissements. Sauf que ces dernières semaines, de nombreux particuliers qui s’apprêtaient à acquérir une parcelle, une maison, voire un appartement, ont découvert avec stupeur la situation.
    “Je devais signer un compromis. Ne voyant plus rien venir, j’ai contacté l’agent immobilier, qui a évoqué un problème de bornage. Je me suis ensuite tourné vers le notaire mais je n’ai pas eu de réponse de sa part. J’en ai finalement eu une plus tard, par mail, mais l’échéance de ma proposition d’achat était dépassée. Le notaire me disait de patienter, qu’on me recontacterait ultérieurement”, témoigne ce particulier qui, depuis, n’a plus eu de nouvelles.
    Et pour certains ménages qui ont déjà investi à Miri, l’inquiétude se fait ressentir aussi. “Nous souhaitions vendre notre terrain”, explique une habitante. “Nous sommes passés par une agence qui, la semaine dernière, nous a dit que tout était bloqué. Le notaire nous a aussi dit que ce n’était plus possible.”
    Selon des connaisseurs du sujet, que La Dépêche a contactés, ces particuliers ne disposeraient pas, aujourd’hui, de titre en bonne et due forme, en raison de la décision de la cour d’appel. Ils demeurent, en théorie, propriétaires… tant que personne ne leur a démontré le contraire.
    L’assemblée générale annuelle du lotissement s’est déroulée hier, en fin d’après-midi. Et bien que le sujet n’était pas officiellement prévu à l’ordre du jour, des résidents, que nous avons contactés, comptaient le placer au cœur des discussions. “Ces dernières semaines, nous n’avons eu aucune information du syndic et de l’agence qui gèrent Miri”, déplorait l’un d’eux.
    J.-B.C.

    Pito 2016-04-17 16:39:00
    Quel clown ce Pomare, un roitelet qui prend ses rêves pour une réalité !!!! Il serait temps que la justice fasse son travail et rassure tous les gens qui sont les vrais propriétaires de ces terres.
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2016-04-16 03:06:00
    "Les études notariales qui proposaient ces produits (ce qui n’était pas le cas de toutes, certaines ayant pris leurs distances depuis plusieurs années) ont gelé les ventes et saisi leur ordre, en métropole (...)"

    Tiens, les notaires indigènes relèvent d'un ordre de France !? Ben c'est pas comme le commissaire-priseur Serge LEONTIEFF alors.... hoohohohohoho

    (-------- Message original --------
    Sujet: Votre réclamation à l'encontre de Maître LEONTIEFF
    Date : Wed, 11 Apr 2012 14:01:56 +0200
    De : C Chavrier
    Pour : rollstahiti@gmail.com
    Monsieur,
    Nous avons bien réussi votre réclamation.
    Néanmoins, s’agissant d’une vente judicaire, le Conseil des ventes n’est pas compétent.
    Je vous conseille de vous adresser à la :
    Chambre nationale des commissaires-priseurs judicaires
    Monsieur Alain TURPIN, Président
    13 rue de la Grange Batelière
    75009 PARIS
    Tél : 01 47 70 89 33
    Fax : 01 48 00 06 83
    cncpj@commissaires-priseurs.com
    Cordialement,
    Céline Chavrier
    CONSEIL DES VENTES)

    puis :

    (---------- Message transféré ----------
    De : Laetitia LAUWICK
    Date : 24 avril 2012 à 23:34
    Objet : RE: Poursuite de la réclamation après la réponse du conseil des ventes. (0204126926)
    À : rollstahiti@gmail.com
    Monsieur,
    En réponse à votre courriel du 11 avril dernier, je vous indique que compte tenu du statut particulier de la Polynésie française, le comissaire-priseur que vous citez ne figure pas parmi les commissaires-priseurs judiciaires de France.
    La Chambre Nationale n’est donc pas concernée par la demande que vous formulez.
    Me Alain TURPIN,
    Président)
    pffffff 2016-04-15 16:29:00
    completement timbré notre petit louis local .....

    et en plus il envoie ces pitbull agresser des gens sur leurs propres terres ....... portez plainte contre ce roi de pacotilles ......... ce roi en carton ... ce roi bidon ......
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    Arana Tetuanui 2016-04-15 16:17:00
    Le Pomare Show, le magicien, le chapeau et le lapin!
    Il nous tarde Mr Pomare de voir sortir ce lapin.
    lebororo 2016-04-15 16:01:00
    Pourquoi son territoire ou son "pays" ?
    guguxxxx 2016-04-15 15:22:00
    C'est quoi cet article de journaleux avec des commentaires a 2 balles contre J. Pomare?

    Il doit surement habité a MIRI.
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete