L’union de l’audiovisuel ultramarin est en marche

    samedi 3 décembre 2016

    Une bonne partie de la cinquantaine de membres du syndicat de la production audiovisuelle en Polynésie française a été sensibilisée, jeudi soir, à la tenue des 1er états généraux de l’audiovisuel ultramarin. (© Christophe Cozette)

    Une bonne partie de la cinquantaine de membres du syndicat de la production audiovisuelle en Polynésie française a été sensibilisée, jeudi soir, à la tenue des 1er états généraux de l’audiovisuel ultramarin. (© Christophe Cozette)

     

     Le Syndicat de la production audiovisuelle en Polynésie française, fort de nombreux soutiens, organise les 1ers états généraux de la production audiovisuelle ultramarine. L’ensemble de l’outre-mer français se réunit à Tahiti pour réfléchir, de concert, à son avenir et ses possibilités de développement. Des prérestitutions des travaux devraient être annoncées dans la foulée et les définitifs sont attendues en mars prochain.

     

     

     

    L’union fait la force. Les 1ers états généraux de la production audiovisuelle et cinématographique de l’outre-mer, organisés sous l’égide des ministères de la Culture et des Outre-mer, mais aussi du ministère du Tourisme polynésien, se déroulent du 5 au 11 décembre à Tahiti.

    L’occasion pour le Syndicat de la production audiovisuelle en Polynésie française (Spapf), organisateur de l’événement, mais aussi pour ses “confrères” de l’outre-mer français, de se rencontrer et de parler d’une seule voix, notamment auprès des instances parisiennes incontournables.

    Les états généraux vont nous permettre de faire un état des lieux, de choisir nos enjeux et nos objectifs et de mettre en place des pistes d’action pour notre développement”. Tout est presque dit. La présidente du Spapf, Christine Tisseau-Giraudel, y croit dur comme fer.

    Je suis déjà convaincue, même avant ces états généraux, que nous sommes plus forts tous ensemble”. “Le problème n’est pas qu’on est ultramarin, mais qu’on n’est pas parisien”. Toute la problématique est là et afin de “casser” ce schéma, le comité de pilotage, composé de six antennes syndicales des métiers de l’audiovisuel français, a invité le gratin national, des “personnes ressources, influentes”. “Nous serons plus visibles et nous allons montrer ce que l’on sait faire, ce que l’on représente”, confiait la présidente du Spapf, jeudi soir, lors de la présentation de l’événement à la presse et aux membres du syndicat. “Ne serait-ce que cela, c’est important en termes de communication, pour notre territoire, mais aussi pour la métropole et l’outre-mer.”

     

     

    Pacifique, Antilles, océan Indien d’une seule voix

     

     

    Ces états généraux se tiendront principalement au Tahiti Pearl Beach Resort de Arue, mais aussi à la présidence et à l’assemblée et seront exclusivement réservés aux professionnels. Ils réuniront les acteurs majeurs, privés et institutionnels, des départements et territoires ultramarins et un comité d’experts métropolitains.

    Parmi les professionnels, outre les représentants des syndicats ultramarins de la profession, on retrouve les directeurs des deux chaînes de télévision polynésiennes, mais aussi la députée Maina Sage, des producteurs de divers horizons dont Endemol, des instances publiques comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ou encore la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), des représentants de grands diffuseurs comme France Télévisions ; bref, un beau panel complet des acteurs de la filière, qui vont se pencher sur leurs problématiques, communes ou non, pendant quelques jours, avant d’agir de concert.

    Réfléchir ensemble au sens que l’on souhaite donner au développement de la filière audiovisuelle et cinématographique ultramarine, et s’accorder sur des valeurs communes tout en s’appuyant sur un comité d’experts reconnus” et “être une force de proposition constructive pour la mise en place d’une politique globale et ambitieuse de développement de la filière audiovisuelle”, tels sont deux des objectifs de cette grande messe des professionnels de l’audiovisuel.

    Nobles objectifs, le fenua accueille bien le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) depuis bientôt 14 ans et va être sous le feu des projecteurs avec la série Al Dorsey et le long-métrage sur Paul Gauguin prochainement.

    Des prérestitutions des travaux devraient être annoncées dans la foulée et les définitifs sont attendues en mars prochain, avant les deuxièmes états généraux, prévus en décembre 2017.

     

     

    Christophe Cozette

     

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