Pour l’UPLD, Édouard Fritch est un objet dans les mains de la France

    samedi 15 octobre 2016

    La conférence de presse de l’UPLD a tourné autour de trois thèmes. La réinscription, les essais nucléaires et les ressources économiques du Pays. (© Bertrand Pévost)

    La conférence de presse de l’UPLD a tourné autour de trois thèmes. La réinscription, les essais nucléaires et les ressources économiques du Pays. (© Bertrand Pévost)

     

    L’UPLD a organisé une conférence de presse hier pour faire à son tour un point sur son déplacement à New-York. Une conférence qui s’est bornée à détruire l’intervention d’Édouard Fritch et l’attitude de la France dans le cadre des discussions autour de la résolution qui doit être votée en fin d’année sur la réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays non autonomes de l’ONU. Une conférence qu’il a tournée autour de trois thèmes. La réinscription, les essais nucléaires et les ressources économiques du Pays. Trois thèmes qui au final se rejoignaient tous en un seul : l’indépendance de la Polynésie française.

    « Édouard Fritch a dit qu’il était temps de parler au nom du peuple, mais c’est trompé la communauté internationale. La France a fait retirer de la constitution le mot peuple d’outre-mer pour le remplacer par population d’outre-mer. Seuls les états souverains et indépendants sont composés de peuples », scandait hier Oscar Temaru. « La France a parlé par la voix d’Édouard Fritch », a-t-il ponctué. « Il est un objet dans les mains de la France. »

    Sur le nucléaire, le leader indépendantiste a ressorti la carte santé. « Fritch a sillonné le Pacifique avec Flosse pour faire croire que ces essais étaient propres. Aujourd’hui, même une personne qui n’a jamais approché Moruroa voit sa maladie reconnue par le Civen comme radio-induite. » Et de poursuivre : « Nous avons été les cobayes de la France pendant 30 ans. »

    Même discours sur l’exploitation des terres rares. Les ressources stratégiques sont pour l’heure hors de portée techniquement et financièrement, mais Oscar Temaru en est certain : « Il y a un droit de souveraineté sur nos ressources que l’État ne respecte pas. Cela fait 40 ans que nous revendiquons ce droit de souveraineté et il n’y a jamais eu de référendum sur l’indépendance. »

    Une conférence de presse à usage unique donc. Tirer à boulets rouges sur Fritch et l’État. En attendant le mois de décembre et la publication de la résolution de l’ONU. Hier, le Tavini a surtout montré le durcissement de son discours à l’approche des élections à venir. Oscar Temaru, qui n’a pas encore dévoilé les éventuels candidats pour les législatives, continue sa marche pour obtenir les parrainages pour la présidentielle 2017. En attendant d’y parvenir, il peaufine son discours.

     

    Bertrand Prévost

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