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La lutte dite traditionnelle remise au goût du jour

mercredi 18 juillet 2018

Les Maoana se sont affrontés sur des rounds de trois minutes. (Photos : FTLDA)

Les Maoana se sont affrontés sur des rounds de trois minutes. (Photos : FTLDA)


C’était la nouveauté de cette année : la lutte traditionnelle était une des disciplines des sports traditionnels de ce heiva. La discipline aura attiré une vingtaine de participants. Soit tu “tombes” ton adversaire, soit tu le soumets : tels sont les moyens de gagner un combat.

Les traditionnelles journées de tu’aro maohi se sont déroulées les 13 et 14 juillet derniers dans les jardins du musée de Tahiti et des îles, à Punaauia. Pour la première fois, depuis douze ans, ce Tuaro orchestré par Enoch Laughlin et son équipe, compte au programme la lutte traditionnelle. Cette discipline, qui a longtemps été mise de côté, avait refait surface l’année dernière, mais en mode exhibition.

C’est seulement cette année qu’une place lui a été réservée dans le programme. C’est lors du Heiva de l’an 2000 que l’idée était née et ce n’est donc que 18 ans plus tard qu’Enock Laughlin et Michel Arakino ont donné vie au projet. “Ce qu’il nous manquait, c’était la réglementation et les codifications”, a expliqué à nos confrères de TNTV, Michel Arakino. Après avoir conceptualisé et imaginé des règles propres aux conditions de lutte locale, ils ont finalement réussi, en partenariat avec la Fédération Tahitienne de Lutte et disciplines associées, à attirer l’an dernier, déjà, quelques combattants sur le terrain lors du Heiva Tu’aro. Cette année, ils étaient une vingtaine de Maoana, avec les Hawaïens, à s’affronter dans les différentes catégories. Les Hawaïens ont joué le jeu jusqu’au bout en luttant en tenue traditionnelle et en allant jusqu’au bout de leurs efforts. Finalement, les résultats étaient partagés, mais le champion Tahitien Loïc Tautu n’a pas failli à sa mission puisqu’il a quand même réussi à s’imposer dans la catégorie Open.

La compétition s’est plutôt bien passée. J’ai gagné dans la catégorie Open, mais j’ai perdu la finale des +90kg contre Anapa Perez qui m’a eu grâce à une clef de bras. C’est un peu du grappling, mais sur du sable. Et pour moi, c’était quand même important de participer, car je voulais me rapprocher un peu de la culture”. Organisés avec des rounds de trois minutes, les combats ne pouvaient pas se gagner aux points : “Soit tu “tombes” ton adversaire, soit tu le soumets”, a ajouté Loïc. “Les techniques de soumission autorisées sont les clés de bras, les épaules et les étranglements”.

Plus que le fait de faire face à un adversaire en essayant d’avoir le dessus, la lutte traditionnelle se veut avant tout le reflet des aito locaux et, selon David Proia, “le signe d’un engagement culturel particulier”.

Cette année, les tu’aro maohi ont accueilli une cinquantaine d’étrangers qui ont affronté nos champions locaux. Ainsi, des compétiteurs de Nouvelle-Zélande, de Hawaii, des îles Cook, de Rapa Nui et de Samoa se sont alignés sur les différentes compétitions mise en place par la fédération Tahitienne.

 

Vaitiare Pereyre-Gobrait

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