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Lybie – Haftar ordonne à ses forces de marcher sur Tripoli

vendredi 5 avril 2019

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l'armée nationale libyenne (ANL), a ordonné jeudi à ses troupes de marcher sur Tripoli, à la suite de la prise de la ville de Gharyan, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale libyenne. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne (ANL), a ordonné jeudi à ses troupes de marcher sur Tripoli, à la suite de la prise de la ville de Gharyan, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale libyenne. /Photo d’archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne (ANL), a ordonné hier à ses troupes de marcher sur Tripoli, à la suite de la prise de la ville de Gharyan, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale libyenne. Il donne cet ordre à ses hommes dans une vidéo intitulée “Opération pour libérer Tripoli” et diffusée sur internet. “À notre armée stationnée aux abords de Tripoli : aujourd’hui, nous achevons notre marche, aujourd’hui nous répondons à l’appel des familles”, déclare le chef de l’ANL dans cette vidéo.

Les forces du maréchal Haftar ont annoncé en milieu de journée avoir pris le contrôle de Gharyan. “Nous contrôlons totalement Gharyan. En ce moment même, je traverse la ville en voiture”, a déclaré à Reuters par téléphone Abdelsalam al Hassi, commandant des unités de l’ANL chargées de “sécuriser” l’ouest de la Libye.

Dans la soirée, des forces alliées à l’ANL ont pris un barrage de sécurité, la “Porte 27”, située à 27 km à l’ouest
de Tripoli, a-t-on appris auprès d’habitants de ce secteur.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est divisée en deux: le gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, siège à Tripoli, tandis qu’un gouvernement parallèle, soutenu par Khalifa Haftar, dirige l’est du pays. Après avoir récemment étendu son contrôle sur le sud
de la Libye, l’ANL s’est dirigée vers l’ouest du pays et a affronté mercredi soir à Gharyan des combattants du Premier ministre reconnu par la communauté internationale, Fayez al Serraj.

Pour certains diplomates, cette percée de l’ANL est avant tout destinée à faire pression sur Serraj afin qu’il accepte un accord de partage du pouvoir permettant à Haftar de prendre la tête de l’armée nationale. Mais des groupes armés de Misrata, opposés aux forces du maréchal Haftar, ont quitté cette ville côtière pour en direction de Tripoli pour défendre la capitale, ont rapporté des habitants.

Le gouvernement de Serraj n’a fait aucun commentaire. Il s’agit en tout cas d’un coup dur pour l’Onu et les pays occidentaux qui tentaient une médiation entre les deux camps et alors que Serraj et Haftar s’étaient rencontrés le mois dernier à Abou Dhabi pour des pourparlers.

Arrivé mercredi à Tripoli pour tenter de relancer les négociations, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à mettre fin aux affrontements. “Il n’y a pas de solution militaire. Seul le dialogue entre Libyens peut résoudre les problèmes libyens. Je lance un appel au calme et à la retenue et je me prépare à rencontrer les dirigeants du pays”, a-t-il dit.

Dans un communiqué commun publié jeudi soir, la France, l’Italie, le Royaume- Uni, les États-Unis et les Émirats arabes unis appellent à une “désescalade immédiate” des tensions. “À ce moment sensible de la transition en Libye, les postures militaires et les menaces d’action unilatérale ne font que risquer de propulser la Libye dans le chaos”, indiquent-ils dans un communiqué diffusé à Washington par le département d’État.

“Nous croyons fermement qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit en Libye”, ajoutent les cinq États en écho aux déclarations d’Antonio Guterres.

 

Reuters

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