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Macron avertit qu’il n’est pas venu en Guyane en “père Noël”

vendredi 27 octobre 2017

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Le président de la République, Emmanuel Macron, est arrivé le 26 octobre 2017, en Guyane, pour une visite de 48 heures qui intervient dans un climat tendu. (Photo : Ronan Lietar /AFP)

À l’approche des fêtes, Emmanuel Macron tient à mettre les choses au clair : il n’y aura pas de distribution de cadeaux lors de sa visite en Guyane.

Le climat est toujours tendu dans ce territoire français en Amérique du Sud, six mois après un mouvement social qui a paralysé la région. “Je ne suis pas le père Noël parce que les Guyanais ne sont pas des enfants”, a déclaré le chef de l’État à Maripasoula (sud-ouest, à la frontière fluviale du Surinam), la plus vaste commune de France, soumise à une très forte pression migratoire.

“Je suis ici avec de l’ambition pour la Guyane”, a-t-il ajouté, “mais je ne suis pas venu faire des promesses, ce temps-là est fini”. “L’État a fait trop de promesses qui n’ont pas été tenues. Donc je suis là pour dire les choses en vérité telles que je les vois, prendre des engagements que je saurai tenir durant mon quinquennat, et aussi assurer les éléments d’autorité indispensables sur ce territoire”, a encore déclaré Emmanuel Macron. Des propos qui ont suscité tant l’indignation que la moquerie sur Twitter.

Emmanuel Macron a rencontré sur place les militaires de la gendarmerie et des forces armées guyanaises (FAG), qui luttent contre l’orpaillage clandestin, et visité le chantier d’un internat, avant de regagner Cayenne.

Il s’agit du premier voyage outre-mer du chef de l’État depuis son élection, si l’on excepte le déplacement en urgence aux Antilles mi-septembre après l’ouragan Irma. Une visite de quarante-huit heures qui n’a rien d’une lune miel.

Le collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle), notamment, entend se faire entendre pour réclamer le respect des accords signés avec l’ancien gouvernement à l’issue du mouvement social de mars-avril.

Le mouvement de cinq semaines de contestation s’était conclu le 21 avril par l’Accord de Guyane, par lequel l’ancien gouvernement a acté un plan d’urgence de 1,08 milliard d’euros, signé des accords sectoriels et pris acte d’une demande de 2,1 mds d’euros de mesures supplémentaires.

Selon les médias locaux, les Grands frères (une émanation du mouvement des 500 frères très actif lors du mouvement) ont demandé hier aux commerçants de Cayenne et aux administrations de fermer leurs portes pour une opération ville morte durant la visite présidentielle. Des centaines de personnes se sont rassemblées dans le chef-lieu de la Guyane pour manifester et exiger le respect des accords en attendant l’arrivée d’Emmanuel Macron le soir même.

À 7 000 km de Paris, le territoire, grand comme le Portugal (83 000 km2) pour environ 254 000 habitants, cumule difficultés et retards : immigration clandestine massive venant du Brésil, du Surinam ou d’Haïti, insécurité croissante, communes enclavées, services de santé défaillants, système scolaire inadapté, taux de chômage très élevé (23 %).

AFP

 

 

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