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Macron-Fritch : les voyants sont tous au vert

mardi 7 novembre 2017

macron fritch

Édouard Fritch s’est dit très satisfait de la poursuite des engagements pris par Emmanuel Macron. (© DR)


Édouard Fritch et Emmanuel Macron se sont vus à l’Élysée, durant une heure. Le président de la République a confirmé qu’il entendait respecter l’accord de l’Élysée signé par son prédécesseur. Le projet de toilettage du statut serait déjà prêt.

Hier matin, le président Édouard Fritch, accompagné de la députée Maina Sage et du sénateur Nuihau Laurey, a été reçu par Emmanuel Macron, durant une heure au cours de laquelle le président de la République a reconfirmé les engagements de l’accord de l’Élysée et le maintien du Fonds vert, mais sous une autre forme.

À sa sortie du palais présidentiel, le président Fritch affichait le sourire des grands jours et s’est déclaré très satisfait de cette première rencontre.

“C’est un jeune, hein ! Jeune, ça veut dire sympa. Ça veut dire ouvert, Ça veut dire à l’écoute. Extraordinaire ! Il est intéressé. Il ne connaît pas le Pacifique, donc il veut en connaître un peu plus. Très sympa, avec un discours simple, des choses qui se comprennent facilement. On a rencontré un président de la République qui se met à la hauteur des élus qu’il reçoit.”

Édouard Fritch avait sollicité l’entretien afin de préparer le sommet du 12 décembre, à Paris, sur la lutte contre le réchauffement climatique. 

Il souhaitait également évoquer le rôle que la Polynésie française joue désormais au sein du Forum du Pacifique Sud, notamment en liaison avec les États de la région qui participent à la COP23, à Bonn, cette semaine.

Emmanuel Macron a ainsi accepté la suggestion de réunir les chefs d’État du Pacifique Sud, quelques jours avant ce sommet.

 

Convergence de vues sur le post-nucléaire

 

Comme il l’avait déclaré lors de la campagne de la présidentielle, Emmanuel Macron a confirmé qu’il appliquerait toutes les déclinaisons de l’accord de l’Élysée.

“C’est important et il nous a confirmé qu’il était prêt à le rappeler si nécessaire,  dit Édouard Fritch. Il a été clair aujourd’hui. Il s’inscrit dans la même philosophie, dans les engagements des contrats de projets, etc. Il n’y a pas de remise en cause de la politique développée lors de la campagne électorale.”

Un communiqué de la présidence du Pays a précisé que “le président Emmanuel Macron partage également le sentiment que le très faible nombre de victimes indemnisées est anormal et que des améliorations dans le traitement des dossiers sont nécessaires”.

“Le président Macron s’est déclaré favorable à ce que les parlementaires polynésiens soient présents dans la Commission parlementaire de suivi de l’indemnisation des victimes. Et, enfin, il a trouvé équitable que la participation de l’État dans le projet de Centre de mémoire sur le nucléaire se traduise par le transfert de la propriété du Comar (commandant de la Marine) au Pays, qui se chargera, quant à lui, des aménagements du site.”

Il y a une dizaine de jours, l’annonce de la suppression du Fonds vert Polynésie, Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna avait quelque peu surpris, voire déçu, avant que l’on apprenne de la ministre des Outre-mer que le dispositif spécifique serait repris dans un ensemble finançant tous les outre-mer.

“Le président Macron nous a confirmé que l’État allait tout faire quant aux engagements pris lors de la COP21 pour que les crédits soient mis en place. Aujourd’hui, le Fonds vert ne semble plus être adapté, puisqu’on pense intervenir au niveau européen.
C’est une bonne chose pour nous car les crédits pourraient être plus importants. Nous avons par exemple le chantier de construction d’abris de survie aux Tuamotu — 27 en projet — et nous allons solliciter le Fonds vert. Le président Macron nous a rassurés sur ce point”, confirme Édouard Fritch.

 

Toilettage du statut

 

Pour ce qui concerne les évolutions statutaires, “il nous a confirmé qu’un projet de loi pour un toilettage du statut est pratiquement prêt aujourd’hui, a déclaré Édouard Fritch.

“J’ai demandé à ce que nous puissions, avec les différents ministères, nous mettre autour de la table pour ensemble examiner l’intérêt ou non ou les articles qu’il faudrait ajouter ou non. Ce travail pourrait se faire dans les semaines à venir”, indique-t-il.

Ce nouveau lifting devrait permettre deux choses : rendre non suspensifs les recours contre les lois du Pays, et augmenter la capacité d’embauche des ministères. L’enveloppe consacrée aux cabinets ministériels polynésiens est plafonnée, depuis 2011, à 3 % de la masse salariale du Pays.

Cette difficulté pourrait être contournée en incluant dans le calcul de cette masse salariale, les satellites et les démembrements de l’administration : en juin 2016, Nuihau Laurey estimait que l’enveloppe pourrait ainsi gonfler de 30 %.

Les deux hommes n’ont pas parlé élections territoriales et implantation d’“En Marche !” ou encore de stratégie électorale, assure Édouard Fritch qui confirme son soutien à Emmanuel Macron et son action.

Quant à une visite présidentielle au fenua, il faudra encore attendre : “Il est très intéressé par la Polynésie française. Il ne peut venir tout de suite car nous entrons bientôt en élections, mais il pourrait le faire au cours du deuxième semestre 2018. En tout cas, il nous a beaucoup écoutés et posé beaucoup de questions”, confirme Édouard Fritch.

Après la rencontre d’un président jeune, ce sera, en fin de semaine, la rencontre avec une personnalité moins jeune, mais tout aussi enthousiasmante et intéressée par les petits pays vulnérables : le pape François.

Cette invitation au Vatican se situe dans le cadre de l’action du Forum du Pacifique Sud.

 

De notre correspondant à Paris, Ph. Binet

 

 

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