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Macron et La République en marche tenus en échec

lundi 25 septembre 2017

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“Les grands électeurs ont conforté la majorité sénatoriale”, a salué le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), promettant “une majorité exigeante et positive”. (Photo : Geoffroy van der Hasselt/AFP)

La majorité de droite au Sénat est sortie renforcée hier des sénatoriales, marquées par un très fort renouvellement des élus et un premier revers pour La République en marche d’Emmanuel Macron, très loin de ses objectifs initiaux.

Le Parti socialiste a plutôt bien résisté après ses cuisantes défaites à la présidentielle et aux législatives de juin et le PCF, qui semblait menacé, est en mesure de conserver son groupe à la Haute assemblée.

À l’issue de ce scrutin, plus de 100 nouveaux élus (101, sans compter la Martinique, dont les résultats n’étaient pas encore connus à 1 heure du matin) sur les 171 renouvelables devraient faire leur entrée début octobre au Palais du Luxembourg.

“Les grands électeurs ont conforté la majorité sénatoriale”, a salué le président du Sénat Gérard Larcher (LR), promettant “une majorité exigeante et positive”.

Principaux bénéficiaires du scrutin, Les Républicains comptent désormais 159 sénateurs, soit 17 de plus que dans le Sénat sortant, selon des sources concordantes. L’UDI en compte 50 (+8) et quatre non inscrits portent la majorité sénatoriale à 213 élus de la droite et du centre.

Candidat à la présidence du parti LR, Laurent Wauquiez s’est félicité de ce “premier avertissement pour un président coupé de nos territoires”.

LREM perd un siège avec 28 élus. Les socialistes limitent les dégâts et reviendront à 81 au Sénat (-5), avec un groupe plus de deux fois plus large que celui de leurs collègues députés. Avec 12 élus, les communistes perdent 6 sièges et les radicaux du RDSE en perdent 4 avec 12 élus également. Les écologistes n’ont plus que 4 élus.

 

LREM paie les difficultés de l’exécutif

 

Forte déception en revanche du côté de La République en marche, qui n’a pas réussi à s’imposer au Sénat. “Nous allons travailler à construire des majorités d’idées en rassemblant le plus possible de sénateurs autour des réformes que nous portons pour transformer notre pays”, a réagi le parti du président.

Si Emmanuel Macron s’est gardé de commenter les résultats, son entourage a jugé que le résultat était “sans surprise” et “la conséquence arithmétique des élections de 2014 et 2015”.

“Peut-être que la barre avait été fixée trop haut”, a déploré un macroniste dans une critique voilée du président du groupe LREM au Sénat, François Patriat. “Nous aurons aimé faire mieux”, a concédé ce dernier en assurant que son groupe allait discuter “avec les centristes, les RDSE, les socialistes et les Républicains”.

Seule ministre du gouvernement Philippe en position éligible, Jacqueline Gourault (LREM/MoDem) a été réélue dans le Loir-et-Cher.

Le collège de 76 359 grands électeurs issus largement des municipales de 2014 remportées par la droite, plaçait de fait LR et les centristes en position de force.

Mais LREM d’Emmanuel Macron semble payer les premières difficultés du quinquennat et l’inquiétude des élus confrontés aux décisions du gouvernement impactant les finances des collectivités territoriales.

Au PS, l’heure est au soulagement. “Ce soir, le PS est au Sénat la première force d’opposition de gauche”, s’est félicité le député Luc Carvounas pour qui le scrutin marque aussi “le retour du clivage gauche-droite”.

Le FN ne remporte aucun nouveau siège, mais enregistre une “vraie augmentation en voix”, a analysé sa présidente Marine Le Pen.

Le Sénat reprendra ses travaux le 2 octobre, avec l’élection de son président, qui sera sans surprise le sortant Gérard Larcher.

 

AFP

 

 

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