“Madame le juge, tu me donnes un travail, je ne vais plus planter de paka”

    mercredi 1 octobre 2014

    Plusieurs affaires en rapport avec le cannabis ont été traitées hier. Comme cet homme de 39 ans, déjà détenu à Nuutania, mais qui, par sa conduite, avait obtenu un emploi à la mairie de Faa’a en tant qu’éboueur. Sauf qu’un jour, de retour à la maison d’arrêt, il est retrouvé, lors de la fouille, avec une pipette et du paka. “Ce n’est pas le mien”, a clamé hier le prévenu. “J’ai signé à la croix bleue pour le paka”. Selon lui, ce jour-là, son chef était énervé et il avait fallu rentrer plus rapidement à la prison. Dans la précipitation, il aurait pris le short d’un collègue en le confondant avec le sien. “Une pipette dans la poche, on la sent”, lui a fait remarquer la juge. “Je n’allais pas revenir avec du paka et perdre mon emploi à la prison”, a répondu le prévenu, qui l’a perdu dès le lendemain. Son avocat, qui a plaidé la relaxe, s’est notamment indigné que l’enquête se soit limitée à l’audition de son client sans même aller vérifier ses dires. Peine perdue, même si le doute doit bénéficier au prévenu, il a tout de même écopé de trois mois de prison supplémentaires.

    210 heures de travaux d’intérêt général

    Pour le quadragénaire qui lui a succédé devant les juges, pas de doute possible. Cet homme sans emploi est à la barre pour avoir cédé, détenu et consommé du cannabis. Déjà condamné en 2011 et 2012, la justice ne l’a visiblement pas dissuadé. Le 18 mars, suite à un renseignement, les gendarmes se rendent chez celui qui affirme fumer “10 pipettes par jour”. 152 pieds de paka et 37 sticks sont retrouvés. “C’est pour ma consommation et pour donner aux copains”, se défend-il, avant de reconnaître implicitement la vérité. “J’ai commencé à planter parce que je n’avais pas de travail. J’ai laissé mes CV dans les entreprises, j’ai jamais reçu de coup de fil. Je voudrais nourrir ma famille aussi”, explique à la barre le père d’une fillette de 7 ans. La juge s’interroge sur les beaux habits tout neuf du prévenu en se demandant si ce commerce n’est pas plus juteux que ce qu’il veut faire croire. “Vous pouvez venir me voir chez moi, j’habite dans une cabane, il n’y a pas de lumière”, explique-t-il. “Madame le juge, tu me donnes un travail, je ne vais plus planter de paka”. Pas de quoi attendrir le procureur. “Ici, on a souvent l’impression qu’avoir de la prison avec sursis équivaut à rien. Il n’a pas compris lors des dernières condamnations”. Avant de demander quatre mois de prison ferme. Il écopera finalement de 210 heures de travaux d’intérêt général. “Si vous commettez à nouveau les mêmes faits, ce sera la prison. C’est le dernier avertissement”, le prévient la juge au moment où il quitte la barre.

    FC

    TEAHUI 2014-10-03 02:01:00
    Ces juges devraient retourner en France et arrêter d'appliquer une législation débile !!!!!!!

    L'ONU a appelé les gouvernements à changer d'approche mais la France est tellement en retard sur tout que ce sera le denier pays à changer sa législation...

    Quand on sait les dégats causés par l'alcool, faut vraiment être un sacré con pour appliquer la législation sur les stupéfiants en Polynésie !!!!
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2014-10-01 20:43:00
    Ah si à la place de "demander" du travail, il avait exigé le DROIT au RSA hohohohohoho rollstahiti@gmail.com
    rastapouette 2014-10-01 14:54:00
    La juge on a rien a battre qu'il est un travail ou pas, on ne doit pas faire de concurrence aux drogues légale de l’État (alcool et tabac).
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