MAHAENA – Échanges techniques sur le projet d’aménagement de la Tevaifaaara : syndicat et ministère lèvent les zones d’ombre

    mercredi 3 février 2016

    Les explications du ministère de l’Équipement auront-elles convaincu le syndicat Haa maita’i ia Mahaena ? Les propriétaires semblaient déjà satisfaits que le ministre ait dépêché chez eux son conseiller technique (et les responsables des études produites par les sociétés Ha’aviti et Speed) afin de lever les zones d’ombre du projet d’aménagement de la Tevaifaaara.
    L’enquête hydrologique a montré que la rivière comptait trois zones critiques, où le tout-venant s’était dangereusement accumulé. Le projet d’aménagement consiste à curer en urgence ces excédents afin d’éviter les nouveaux débordements et donc les futures inondations. Si la motivation du ministère est louable, le syndicat n’a pas manqué de rappeler que, depuis de nombreuses années, le pillage a lieu dans la vallée sous le couvert d’autorisations administratives. Les techniciens de l’Équipement ont indiqué que les autorisations d’extraction ne dépasseraient 1 000 m3 à chaque fois, et que les quantités seraient contrôlées.
    Le syndicat a également cherché à savoir par où passeraient les engins et les camions de transports, car la presque totalité des matériaux extraits seront évacués de la vallée — une infime partie seulement servira au renforcement provisoire des berges. La petite servitude privée existante va vite être saturée, mais la création d’une servitude de curage demanderait plus de temps. La question des zones de stockage, pour le criblage à sec, se pose encore également. Malgré les réponses et l’assurance de transparence du ministère, le syndicat attend la réunion publique
    de ce soir — à l’école Faretai à 19 heu­res – avant de donner une position définitive des propriétaires. Un nouveau cahier de doléances va être déposé en mairie car le premier a été rempli. L’enquête publique, déjà prolongée de 15 jours, prendra fin lundi prochain.

    J.-L.M.

    Claude Laurent, conseiller technique du ministre de l’Équipement : “Nous sommes dans une démarche de protection des habitations et des personnes”

    Comprenez-vous l’inquiétude des propriétaires ?
    Je comprends qu’ils soient dans une situation d’inquiétude par rapport à tout ce qu’ils ont pu vivre par le passé. Mais le ministre a montré une nouvelle façon de travailler. Il s’était engagé en août dernier à faire réaliser une étude d’impact et une étude hydraulique. Elles ont été faites. Nous restons dans une démarche constructive et de concertation avec le syndicat.

    L’ampleur des extractions fait peur aussi ?
    L’ampleur a été établie sur la base d’une étude hydraulique qui considère qu’il faut pouvoir passer un débit d’une crue qui se répète tous les cinq ans. Les études ont révélé qu’il fallait enlever le volume qui a été annoncé.

    67 000 m3 ?
    L’étude avait été faite avant les inondations de décembre et, comme le stock s’est accru, c’est pourquoi nous sommes passés de 42 000 à 67 000 m3.

    Y a-t-il urgence à agir ?
    Absolument. Nous sommes dans une démarche de protection des habitations et des personnes. Dans le cadre des études qui ont été menées par le ministère et la direction de l’Équipement, on a priorisé un certain nombre de rivières compte tenu des risques. La Tevaifaaara arrive en numéro deux. C’est dire s’il faut intervenir rapidement.

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