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Mahina – Le brûlage des déchets végétaux autorisé sous conditions

mercredi 18 juillet 2018

Mahina autorise de manière temporaire le brûlage des déchets végétaux, à condition de respecter des conditions strictes de sécurité. (© archives LDT)

Mahina autorise de manière temporaire le brûlage des déchets végétaux, à condition de respecter des conditions strictes de sécurité. (© archives LDT)


La mairie de Mahina autorise le brûlage des déchets verts. Un arrêté communal encadre rigoureusement cette pratique. Le directeur des services rappelle les conditions exigées.

La commune de Mahina a publié le 16 juillet un arrêté autorisant de manière temporaire le brûlage des déchets végétaux, et qui a surtout vocation à réglementer les conditions dans lesquelles cette pratique s’effectue, et à rappeler toutes les précautions à prendre. “C’est pour soulager un peu la chaîne du traitement des déchets verts, la commune a quelques soucis techniques avec certains camions”, explique Jérôme Charbonnier, directeur général des services de Mahina. “Il s’agit d’accompagner une pratique de toute façon très répandue, à Mahina comme ailleurs. C’est une piqûre de rappel pour une disposition qui n’a pas vocation à être permanente. Nous voulons l’encadrer et la sécuriser, à plus forte raison en saison sèche : prendre garde au vent, toujours prévoir un moyen d’extinction, etc.”

Les déchets verts de Mahina collectés par les services municipaux sont acheminés à Orofara, derrière le cimetière. La commune les enfouit, mais elle assure travailler sur la mise en place d’un compostage. Il y a souvent d’autres détritus, parfois même des batteries ou des encombrants, mélangés avec les déchets verts, ce qui complique son travail et impose un tri. Ce n’est pas forcément la faute des gens qui mettent leurs déchets verts en bord de route, mais bien souvent la faute d’autres personnes qui passent et qui rajoutent leurs déchets sur ces tas.

“Un gars effectuait des dépôts sauvages à Supermahina mais quelqu’un a pu photographier son véhicule et sa plaque d’immatriculation. Dans ces cas-là, on avertit la police municipale”, assure Jérôme Charbonnier.

 

 

La fourmi de feu en question

 

Le message que la mairie entend faire passer est qu’il faut respecter les conditions précisées par l’arrêté concernant le brûlage, mais aussi les dépôts. “Maintenant on sanctionne ceux qui enfreignent les règlements”, prévient la mairie. “Il faut faire de l’information sur le terrain, mais on ne peut pas faire l’économie du répressif, sinon il n’y a hélas pas de déclic psychologique.”

Tous les déchets de Mahina peuvent sortir de son territoire moyennant un traitement insecticide contre la petite fourmi de feu. Les encombrants, par exemple, sortent de Mahina mais les chargements sont traités au préalable, ce qui entraîne un coût pour la commune d’environ 500 000 F par mois. “C’est donc un coût réel qui, de surcroît, n’est plus justifié en ce sens qu’on sait très bien que la fourmi de feu est partout, Papeete, Arue, Punaauia, Moorea…”, souligne Jérôme Charbonnier, qui regrette que seule la commune de Mahina soit contrainte de traiter ses déchets.

“Il faut lever cette obligation à Mahina, ou alors il faut imposer ce traitement à toutes les communes. La fourmi de feu n’est pas née ici, elle a été importée, donc au niveau du filtre d’entrée, il y a eu un impair.” Si l’idée de départ était de contenir l’extension de la fourmi de feu, qui est effectivement d’abord apparue à Supermahina au milieu des années 1990, ce dispositif préventif a effectivement perdu sa cohérence.

 

Damien Grivois

 

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