Mahina – L’eau au cœur d’une enquête

    samedi 24 septembre 2016

    eau

    Une vingtaine d’agents est partie à la rencontre des administrés pour recueillir leurs sentiments sur la gestion de l’eau et mesurer leurs connaissances sur leur consommation. (Photo : Jean-Luc Massinon)

     

    Alors que les premières factures fictives, depuis la pause des compteurs, vont parvenir aux foyers de la commune, la mairie de Mahina a lancé sa propre enquête pour évaluer le sentiment des administrés sur la gestion de l’eau et mesurer leurs connaissances en matière de consommation.

     

    L’objectif de l’étude est de préparer une campagne de communication, portée par une armée de messagers de l’eau, dans les mois à venir. Pour l’heure, Warren Afo, l’élu en charge de l’eau, sillonne avec une vingtaine d’agents, les quartiers de la commune et les abords des commerces, pour sonder les habitants.

    L’eau est-elle un don de dieu ? L’eau courante est-elle un service payant ? Tous les administrés doivent-ils payer l’eau ou les foyers défavorisés peuvent-ils obtenir une aide pour régler leur facture ?” sont quelques-unes des quarante questions posées.

    L’étude porte également sur des critères qualitatifs. “L’eau est-elle bonne pour la santé ? A-t-elle bon goût ou est-elle trop chlorée ? Y a-t-il souvent des coupures ? Savez-vous qui s’occupe de l’eau dans la commune et êtes-vous satisfait du service ?

    Le questionnaire se complique un peu lorsqu’il aborde les connaissances des personnes interrogées sur leur consommation. “Combien de litres contient un mètre cube ? Quelle est votre consommation trimestrielle ? Combien de litres sont utilisés pour une douche, pour une machine à laver ou pour 10 minutes d’arrosage  ? Le litre au robinet coute-t-il moins de 1 F ou presque 100 F ?

    Nombre de sondés ont du mal à répondre à ces questions, ce qui prouve l’intérêt de la future campagne de communication. D’autant que les administrés vont prochainement découvrir la facturation au compteur. Certains risquent d’avoir des surprises, avec des factures supérieures à leur forfait actuel, d’un montant de  4 500 F.

    Les mentalités vont devoir évoluer. Certains ont déjà conscience du fait que l’on ne va plus pouvoir évoquer la gratuité de ce “don de Dieu”.

    Selon Mamie Berthe, une femme croyante investie dans son quartier de Fareroi, l’eau est bien d’un don de Dieu, mais, admet-elle, celle-ci “ne tombe pas dans la bouche”. Elle se souvient qu’à l’âge de douze ans, elle allait chercher l’eau au ruisseau avec des seaux.

    Aujourd’hui, celle-ci arrive au robinet. Il faut capter l’eau, la transporter dans des tuyaux, réparer les conduites, et payer le personnel. L’eau ne peut donc plus être gratuite”, reconnaît-elle sagement.

     

    J.-L.M.

     

     

        Retrouvez dans notre édition du Samedi 24 septembre 2016 :       

    • Réactions : Warren Afo, élu en charge de l’eau – “Il faut économiser l’eau pour avoir une facture raisonnable”  ///  Céline, retraitée – “Il va falloir faire attention maintenant”

     

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