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MAHINA – Recensement des épaves de voitures

mardi 20 août 2019

La commune de Mahina a déjà collecté plus d’une centaine de véhicules mais pense que plus de 500 épaves sont disséminées dans la nature, chez les administrés ou sur la voie publique. Photo : JLM

La commune de Mahina a déjà collecté plus d’une centaine de véhicules mais pense que plus de 500 épaves sont disséminées dans la nature, chez les administrés ou sur la voie publique. Photo : JLM


La commune de Mahina va recevoir la presse hydraulique pour faire disparaître les épaves de voitures. Plus de 500 épaves seraient disséminées dans la nature, chez les administrés ou dans la ville. L’enlèvement et la destruction sont gratuits pour les administrés, mais les carcasses abandonnées sur la voie publique seront verbalisées.

Qui n’a pas déploré la présence de carcasses de voiture dans la nature ou sur le bord de route ? Pas une commune n’est épargnée. À Mahina, ce sont plus de 500 épaves qui ont été recensées depuis quatre ans sur la voie publique ou dans des propriétés.

Alors, profitant du déploiement de la presse hydraulique dans la commune, les services techniques communaux invitent les administrés à se débarrasser de ces encombrants qui polluent la vue, la vie et la nature.

 

Déjà 120 véhicules

 

Déjà près de 120 véhicules, bons pour la casse, ont été stockés sur l’ex-terrain du RSMA. C’est là que, dans quelques jours, la presse, qui n’était pas revenue depuis quatre ans, va ratatiner les carcasses en petits cubes de métal de deux mètres sur un mètre. Lesquels seront exportés pour traitement vers la Nouvelle-Zélande.

Mais les administrés n’auront qu’un mois pour accepter d’évacuer gratuitement de chez eux ces poubelles dormantes.

Si les volontaires peuvent se signaler à la mairie, les agents sont également partis à la recherche des propriétaires dont les épaves occupent la voie publique.

Accompagnant les organisateurs de cette collecte, la police municipale met en garde ceux qui ne se plieraient pas à l’enlèvement des véhicules gênants.

La menace d’une infraction au stationnement dangereux sur la voie publique se chiffre par une contravention de 16 100 F par jour !

Il n’est plus question de laisser sur le trottoir, durant des mois, un véhicule que l’on espère réparer “bientôt”. Les mutoi passeront aux sanctions pour le bien de tous, car ces épaves peuvent aussi s’avérer être de redoutables gîtes à moustiques.

Quand on sait que la commune comptabilise presque 60 cas de dengue 2, l’enlèvement des carcasses devient même une action de salubrité publique.

 

JLM

 

Jean-Alain Digorio, directeur des services techniques : “C’est une question de salubrité publique, de propreté et de cadre de vie”

Jean-Alain Digorio

Cette opération de collecte de carcasses automobiles concerne qui ?

Cette opération concerne en priorité les particuliers de la commune de Mahina, mais également les garagistes, avec des modalités de collecte et de participation différentes. Car la commune prend en charge l’intégralité de la collecte des épaves uniquement pour les particuliers. Cela représente un coût unitaire de 5 000 F par véhicule. Et cette collecte est effectuée avec nos propres véhicules. Les garagistes sont quant à eux invités à nous contacter pour que l’on puisse évaluer le stock et les modalités de collecte. Une participation leur sera demandée.

 

Qu’a donné votre travail de recensement des épaves ?

Nous avons remis à jour le recensement effectué il y a deux ans car, malheureusement, la presse n’avait pas pu venir. Pour ce recensement, nous avons établi différents secteurs dans lesquels nos agents ont tourné.

Nous avons déjà mis en place un premier stock pour alimenter la presse qui devrait arriver sur la commune en milieu de semaine. Elle devrait rester un mois au regard du volume estimé. Car on est sur un objectif de 350 à 380 véhicules alors que, il y a deux ans, nous avions déjà recensé 200 véhicules.

En deux ans, nous avons presque doublé le stock d’épaves pour lesquelles nous avons les autorisations. On considère que le stock réel de véhicules en situation d’épave sur la voie publique ou dans les cours est sûrement autour des 500 à 600 véhicules. C’est catastrophique. À l’échelle de Tahiti, cela reste un fléau.

 

Si quelqu’un n’a pas croisé vos agents est-il encore possible de solliciter l’enlèvement d’une épave ?

On peut venir au parc tous les jours, aux heures de bureau ou nous appeler. Mais nous avons besoin impérativement de l’autorisation du propriétaire et de la copie de la carte grise, où à défaut une décharge, pour procéder à la collecte du véhicule. Il faut que ces papiers soient disponibles le jour de la collecte car sinon, il nous serait interdit d’enlever le véhicule.

 

Il faut se manifester maintenant, car la presse ne vient pas tous les ans ?

Elle vient dans la commune un mois. Et après, elle part dans les autres communes où les besoins sont aussi conséquents. Pour les administrés de Mahina, c’est une occasion à saisir.

 

C’est un geste autant pour l’environnement que la santé ?

Les épaves disséminées dans les terrains sont une des raisons principales du développement des gîtes et des larves de moustiques. Il est impératif que les gens participent. C’est une question de salubrité publique, de propreté et de cadre de vie. Surtout lorsque les épaves sont abandonnées sur la voie publique. En plus, c’est dangereux pour les enfants.

 

Jacques Teaotea épaves mahina

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