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Makatea : “Rouvrir cette mine, ce serait un désastre”

vendredi 18 août 2017

makatea association

Ils étaient plus d’une quinzaine, hier, dans les locaux du Conseil économique, social et culturel, à lister les “incohérences” du projet d’exploitation du phosphate de Makatea de l’Australien Colin Randall, en vue du débat du 26 août. (© Claire Allavena)

L’avenir de Makatea déchaîne les passions depuis qu’une société minière, Avenir Makatea, a pour ambition de relancer l’exploitation de phosphate sur l’atoll. Un projet “utopique” pour certains qui soulève une question clé : faut-il ou non accepter la demande de concession minière de l’investisseur australien Colin Randall ?

Un débat auquel l’association Fatu fenua no Makatea souhaite apporter son point de vue, samedi 26 août, à partir de 9 heures, à la salle Piafau de Heiri-Faa’a.

“Il faut éveiller les consciences et montrer qu’il peut y avoir des alternatives à ce projet qui est une destruction pure et simple de cet atoll !”, clame avec ferveur la présidente de l’association, Sylvana Nordman.

Le rassemblement, nommé “Sauvons Makatea, Fa’aora ia Makatea” est soutenu par de nombreuses associations, dont la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) ou encore la Société d’ornithologie de Polynésie Manu, et devrait aborder de nombreux volets dont les impacts potentiels du projet minier.

“Makatea, c’est une île exceptionnelle d’un point de vue géologique, mais c’est aussi une arche de Noé pour des espèces endémiques. C’est une ressource d’eau douce naturelle et c’est aussi et surtout l’endroit où vont pouvoir se réfugier les habitants des îles des Tuamotu quand le niveau de l’eau aura monté”, liste le président de la Fape, Winiki Sage, avant de poursuivre : “Rouvrir cette mine, ce serait un désastre. C’est n’est pas un projet durable et c’est antiécologique !”

Alors que les opposants au projet minier craignent une nouvelle catastrophe environnementale, d’autres y voient une chance de réhabiliter l’atoll. Une “réhabilitation” que Colin Randall, de la société Avenir Makatea, n’hésite pas à promouvoir, évoquant également l’embauche locale ou la rétribution de loyers aux propriétaires de terres.

Des promesses que les associations balaient à l’unisson : “On parle de la création de 75 emplois, c’est l’équivalent de 0,003 % des chômeurs de Polynésie française. Pour la location des terres, ils tablent sur 60 000 F par an et par hectare. Mais ce qu’il faut rappeler, c’est que sur une parcelle d’un hectare, il y a parfois 300 ayants droit ! Cela va leur rapporter 200 F par an ! Ce n’est pas un argument pour détruire ce bijou du Pacifique. Cette réhabilitation, c’est une utopie !”

Ainsi, le débat organisé le 26 août vise à soulever “les incohérences du dossier” et espère “éveiller les consciences”. “Colin Randall a déclaré qu’il renoncerait au projet si la population était contre, il faut se mobiliser pour cela”, a conclu la présidente de Fatu fenua no Makatea . 

 

C.A.

 

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