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La maladie du foie gras humain répandue sur le territoire

lundi 19 mars 2018

 

Une alimentation saine reste le meilleur des traitements.

Une alimentation saine reste le meilleur des traitements.

La Nash, stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée la maladie du soda, la maladie de la malbouffe ou encore du foie gras humain, ne cesse de faire l’actualité des médias nationaux, ces derniers jours. En cause, la sortie du livre Nash, la maladie de la malbouffe, écrit par le Dr Dominique Lannes, qui alerte sur ce qu’il qualifie de “fléau du siècle”.

Si la France s’inquiète de sa constante progression, en Polynésie les médecins parlent d’une pathologie extrêmement fréquente.

“Sur le territoire, le nombre de foie gras est énorme. Mais pour la bonne et simple raison que la Nash n’est autre qu’une conséquence de l’obésité, au même titre que le diabète ou l’hypertension artérielle. Tant qu’il y aura des personnes obèses, il y aura des Nash. Selon moi, la lutte, aujourd’hui, c’est l’obésité”, explique Fady Chakhtoura, gastro-entérologue et hépatologue à la clinique Paofai.

 La perte de poids comme solution

La stéatose hépatique non-alcoolique est une grave inflammation du foie, qui n’est pas due à l’alcool mais à la consommation de sucre.

Pour résumer, le “foie gras” est dû à une accumulation de graisse dans le foie, qui s’accompagne d’une inflammation et d’une dégénérescence des cellules hépatiques. Dans un cas sur quatre, cela peut mener à une cirrhose, et chez une partie des patients à un cancer du foie.

Certains médecins polynésiens se posent actuellement la question de savoir si les cas de cancers primitifs du foie qu’ils avaient jusqu’alors attribués à l’hépatite B, dont la prévalence au fenua est importante, ne serait pas en réalité imputable à l’obésité et à la Nash, qui est l’un des facteurs les plus présents ici.

“C’est une hypothèse qui nous paraît cohérente. Nous attendons les résultats de cette étude”, précise le médecin.

Pour le spécialiste, le seul moyen de soigner ou se prémunir d’une Nash, c’est la perte de poids.

“Il faut dégraisser le foie. Et quand on perd du poids, on dégraisse le foie automatiquement. C’est systématique. il n’y a rien d’autre que le fait de perdre du poids pour enlever ces cellules graisseuses.”

 

Jen. R.

Obésité chez l’enfant et l’adolescent : la Polynésie en tête mondialement

Si la tendance actuelle se poursuit, d’ici 2022, le nombre d’enfants et d’adolescents obèses sera supérieur à celui des enfants souffrant d’une insuffisance pondérale modérée ou grave.

C’est en tout cas ce qu’a révélé une l’étude menée par l’Imperial College London et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les taux d’obésité chez les enfants et les adolescents du monde entier sont passés de moins de 1 % (équivalent à 5 millions de filles et 6 millions de garçons) en 1975 à près de 6 % chez les filles (soit 50 millions) et 8 % chez les garçons (soit 74 millions), en 2016.

Combinés, ces chiffres équivalent à multiplier par dix, le nombre d’enfants et d’adolescents (âgés de 5 à 19 ans) obèses dans le monde. Leur nombre est passé de 11 millions en 1975 à 124 millions en 2016.

Par ailleurs, 213 millions d’enfants et adolescents étaient considérés en surpoids en 2016 mais restaient en dessous du seuil de l’obésité.

Et selon les données régionales récoltées, c’est en Polynésie et en Micronésie que l’on constatait les taux d’obésité les plus élevés chez les garçons et les filles, les taux étant de 25,4 % chez les filles et de 22 4 % chez les garçons.

La plus spectaculaire progression de l’indice de masse corporelle (IMC) chez les enfants et les adolescents, au cours des quatre décennies, a également été constatée en Polynésie et en Micronésie pour les garçons et filles confondus.

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