Malardé livre son savoir sur la ciguatera

    mercredi 4 mars 2015

    Un atelier régional sur la ciguatera réunit à l’ILM, jusqu’au 13 mars, 23 représentants de la zone Asie-Pacifique. L’objectif de cet atelier est d’améliorer la surveillance et la gestion du risque ciguatérique dans la zone. Il est question de standardiser les techniques de base de collecte, d’extraction des toxines et de tests  de détection. Cet atelier, financé par l’Agence internationale de l’énergie atomique, a été mis en place dans le cadre du programme sur les bio toxines marines et sur leurs effets délétères, à la fois sanitaire et économique, sur les populations des pays insulaires. Le docteur Mireille Chinain, responsable du laboratoire des micro-algues à l’ILM, chargée de la formation, explique pourquoi un tel atelier a été organisé :
    “Il y a 20 ans, lorsque j’ai démarré mes recherches, il était connu que la ciguatera n’infestait que les milieux tropicaux et intertropicaux. La ciguatera était présente là où il y avait des récifs coralliens et des eaux relativement chaudes. Les eaux tempérées, comme la méditerranée, étaient entièrement vierges de ces micro-algues. Mais depuis les années 2000, le réchauffement climatique a modifié la température des eaux et a probablement permis la prolifération de micro-algues dans des milieux jusqu’alors épargnés. Désormais, la micro-algue directement impliquée dans la ciguatera, est aux portes de la Méditerranée. Elle s’est développée à Madère et aux îles Canaries.”

    Mireille Chinain et ses confrères à l’international savent que, si le réchauffement climatique continu, les personnes vivant près de la Méditerranée pourront être intoxiqués par la ciguatera, comme c’est le cas en Polynésie depuis des décades. 
    Cette information a mis le monde en émoi car les scientifiques savent qu’ils vont au-devant d’épidémies de ciguatera futures. 

    Pour l’experte locale : “Nous n’aurons pas les moyens de freiner ces épidémies, en revanche, et c’est là le pourquoi de cet atelier, nous pouvons développer la prévention.”

    Jennyfer Rofes

    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche du 4 mars ou au feuilletage numérique

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