Manuel Valls : « Il y aura un avant et un après ce qui s’est passé »

vendredi 9 janvier 2015

Manuel Valls a fait part vendredi soir sur TF1 d' »une forme de soulagement » après la mort des trois auteurs des attentats qui ont frappé la France depuis mercredi, tout en appelant à ne pas « baisser la garde » car « nous pouvons encore subir ces attaques ».
« Il y a une forme de soulagement ce soir » (…) « cela aurait pu être plus long et encore plus dramatique », a souligné le chef du Gouvernement.
« Il y a un soulagement car les terroristes ont été mis hors d’état de nuire grâce au travail remarquable » des forces de l’ordre et des unités d’élite de la police et de la gendarmerie, qui sont « des professionnels et des héros ».
La double décision d’assaut contre les auteurs a été prise par François Hollande vendredi après-midi lors de la réunion de crise à l’Élysée qui réunissait le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, et Christiane Taubira, la garde des Sceaux, a-t-il précisé.
Les deux frères Kouachi et un de leurs proches, Amedy Coulibaly, qui se sont revendiqués d’Al-Qaïda et du groupe État islamique, ont été tués vendredi dans deux assauts simultanés menés par le GIGN et le Raid à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) et dans un supermarché casher dans l’est parisien. Quatre otages ont été retrouvés morts après l’assaut à Paris.
Depuis l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo mercredi, qui a bouleversé le monde entier, le bilan total est de 20 morts dont les trois auteurs.
« Jamais la France n’avait connu trois attaques en trois jours », a souligné Manuel Valls sur TF1, en reconnaissant qu' »il y aura un avant et un après ce qui s’est passé ».
« Nous pouvons encore subir ces attaques », a toutefois averti le Premier ministre, en voulant « dire la vérité », qui est que la France fait aujourd’hui « face à un défi terroriste sans précédent ».
Le gouvernement a également « un devoir de vérité » concernant le déroulé des trois derniers jours marqués par ces attentats et ces prises d’otages sans précédent en France.
Qualifiant les questions de « légitimes » alors que certains des suspects étaient connus des services de police, le Premier ministre a reconnu « des possibilités d’avoir des failles » face « à ce risque ».
« C’est pour cela que nous devons tirer des leçons, analyser de près ce qui s’est passé. Nous le devons, ce devoir de vérité, aux victimes, à leurs familles et à nos compatriotes », a promis Manuel Valls
François Hollande a demandé au gouvernement, mais aussi « avec l’ensemble des groupes parlementaires », de travailler « s’il le faut » à « de nouveaux dispositifs », a-t-il souligné.
Mais si la France a « engagé une guerre contre le terrorisme », elle ne mène « pas une guerre contre une religion, pas une guerre contre l’islam », a-t-il dit.
Manuel Valls est également revenu sur la controverse provoquée par l’absence d’invitation de Marine Le Pen et du FN au grand rassemblement de dimanche à Paris. Cette marche républicaine est « d’abord une manifestation citoyenne » et il n’appartient pas à l’exécutif d’y inviter les partis politiques
« J’en appelle au rassemblement, à surmonter nos divisions. Tous ceux qui aiment le pays, tous ceux qui aiment la France, tous ceux qui aiment ses valeurs de tolérance doivent venir à cette manifestation », a dit M. Valls, qui espère « des millions de personnes » dans les rues de France dimanche.

AFP

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