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Les mape, une tradition chez les Picard

jeudi 19 avril 2018

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Françoise Picard, entourée de ces deux filles, Tiffany et Audrey, auxquelles elle transmet à son tour son savoir-faire.

Avec une petite table en plastique surmontée d’un parapluie, impossible de manquer le stand de Françoise Picard, 43 ans, et de ses filles, Tiffany et Audrey, 17 et 20 ans. Hier matin, les trois femmes étaient au rendez-vous, dès 8 heures, en bord de route, sous l’Abribus situé en face de chez elles, dans le quartier Papeivi, à Faaone. Leur spécialité ? Les mape, cousins polynésiens de la châtaigne, vendus en sachet, par cinq ou sept, selon leur taille. Mais, avant de passer à la dégustation, il y a plusieurs étapes à suivre, à commencer par la collecte.

“Avec mon mari, on va dans la vallée pour ramasser les mape. On essaie toujours de rapporter l’équivalent de deux grands sacs de farine, mais on n’en trouve pas toujours autant. On n’est pas les seuls, donc parfois, il faut attendre, parce qu’il n’y en a plus. On peut dire qu’il y a une certaine concurrence”, précise la mère de famille, qui doit aussi composer avec le cycle des saisons. “Cette année, c’est arrivé un peu en retard et il n’y en a pas beaucoup”, ajoute-t-elle.

 

Des clients fidèles

 

Une fois les mape débarrassés de leur coque à l’aide d’un couteau, vient l’étape de la cuisson. “Il faut les rincer et les mettre dans une grosse cocotte-minute. On ajoute de l’eau, du sucre et du sel, tout simplement. On laisse cuire deux heures et on les rince une dernière fois, avant de les emballer”, explique Françoise Picard, qui reproduit ces gestes deux à trois fois par semaine, d’après un savoir-faire hérité de son beau-père.

À 250 F le paquet, les clients ont du mal à résister à l’appel de cette gourmandise ancestrale. Résultat : hier, la journée avait à peine commencé que les mape partaient déjà comme des petits pains. “Les gens aiment les manger comme ça, pour grignoter. Ceux qui ont grandi avec les mape reviennent chercher ce goût-là. Dans la famille, tout le monde en mange”, confie la quadragénaire, un bol de brisures à portée de main. D’ailleurs, dans le domaine, il n’y aurait pas vraiment de place pour le hasard.

“Les clients, ce sont des habitués. C’est aussi pour ça que je continue à accompagner mes filles, parce qu’ils me connaissent. Mais, aujourd’hui, c’est à leur tour de reprendre ce que nos anciens nous ont laissé. Ça leur sera toujours utile pour la suite”, souligne Françoise Picard, considérant les mape comme une source de revenu non négligeable.

Pour améliorer le quotidien, le stand familial s’enrichit de quelques paquets de firi firi, le dimanche matin. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

A.-C.B.

 

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