Habillage fond de site

Marama Nui remet en état le réseau hydroélectrique à Papeno’o

lundi 30 janvier 2017

papenoo travaux

Les équipes se sont relayées sur les installations et ont pu rétablir la connexion avec le sud vendredi dernier au soir. (© Jean-Luc Massinon)

 

Comme dans l’agglomération, il faudra du temps à Marama Nui pour effacer dans la vallée de Papeno’o les traces des intempéries. Entre 20 et 30 millions de francs seront nécessaires pour remettre en état le site qui a vu passer, en deux jours, le week-end du 21 janvier, une crue décennale. Les centrales n’ont pas été touchées, pas plus que les barrages destinés à résister à bien plus. Mais un pylône de la Tep a été englouti par un glissement de terrain.

 

Une semaine après les intempéries du week-end du 21 janvier, qui ont laissé des traces dans les quartiers de l’agglomération, on panse aussi les plaies dans la vallée de Papeno’o pour reprendre la production hydroélectrique.

Car les dégâts sont nombreux : routes coupées par des éboulements, gués endommagés par la force de la crue, captage littéralement broyé par des géants de pierre, berges rognées par la furie des flots et pylône de trois fois 20 000 volts totalement enseveli sous des tonnes de terre après un glissement de terrain.

Malgré ce bilan d’apocalyptique, à Marama Nui, on estime s’en sortir plutôt bien. Surprise comme beaucoup par l’intensité des précipitations, la société se console en constatant que l’outil hydroélectrique n’a pas été endommagé.

Les centrales sont debout et les barrages ne sont pas couchés. Les appareils de Marama Nui permettent de placer le phénomène enregistré il y a une semaine dans la catégorie “décennale”.

Un tel événement ne se produit que tous les dix ans environ. Ce qui est bien en deçà de ce que peuvent supporter les barrages conçus pour résister à une crue 5 000 ans.

 

20 à 30 millions de remise en état

 

Encore une fois, c’est presque en direct que les responsables de Marama Nui ont pu suivre la dégradation de la situation. Dès vendredi dernier au soir, les appareillages ont signalé des incidents, notamment au niveau de la rivière 

Vainavenave, plus haut dans la vallée. Pour cause, un glissement de terrain impressionnant a englouti un portique de la société polynésienne spécialisée dans le transport d’énergie électrique (Tep) avec trois lignes de transport de 20 000 volts chacune. Mais le samedi matin, les équipes n’ont pu accéder au site en raison de plusieurs éboulements sur la piste.

Le lendemain soir, tandis que la pluie redoublait à Papeno’o, c’est un orage d’éclairs qui a endommagé des équipements sur les installations de Teva i Uta. Et c’est lundi dernier, à la première heure, que les équipes sont reparties à la conquête de la vallée et pour faire l’inventaire des dégâts.

Si le plus spectaculaire est le glissement de terrain de Vainavenave, la disparition de la moitié du canal de fuite de la centrale Papeno’o va certainement désorienter quelques anguilles. Plus bas dans la Vaitamanu, où la crue a déplacé d’énormes rochers dans le lit de la rivière, les tôles du captage, pliées comme du papier aluminium, laissent imaginer le cataclysme qui a eu lieu dans cette profonde vallée.

L’urgence était de rétablir au plus vite le transport de la production vers la partie sud. Malgré la boue et les conditions de travail difficiles, les entreprises Moana service, JPTTC, Tuhei, Ineo et Marama Nui ont relevé le défi, puisque la remise en exploitation a pu se faire peu avant 20 heures, vendredi dernier.

La remise en état sur l’ensemble du site de la Papeno’o demande un peu plus de temps et une enveloppe de 20 à 30 millions de francs.

 

J.-L.M.

 

Capture d’écran 2017-01-30 à 09.35.00

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