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Marcel Tuihani contre “les enfants gâtés”

mardi 13 février 2018

marcel tuihani

Le président de l’Assemblé Marcel Tuihani, au côté de de sa directrice de cabinet, se dit atterré : “C’est une opération de dénigrement alors que nous sommes en période pré-électorale et que je suis candidat à l’élection territoriale.” (© Damien Grivois)


Vendredi dernier, une lettre ouverte signée par une soixantaine de personnels administratifs de l’assemblée de la Polynésie française portait de graves accusations contre Marcel Tuihani. Le président de l’institution a réagi hier, dans une longue déclaration, expliquant les nécessaires réformes à Tarahoi et dénonçant une “opération de dénigrement en période préélectorale”. Marcel Tuihani a indiqué sa volonté de déposer plainte en diffamation contre X, dès hier, afin que “lumière soit faite sur les origines de cette manipulation”.

Mensongère, insultante, incompréhensible, injurieuse, dégradante, malhonnête, hypocrite, indigne, intolérable…”

Marcel Tuihani ne manque pas d’adjectifs pour qualifier la violente lettre ouverte adressée par une partie du personnel administratif de Tarahoi, vendredi dernier, visant à dénoncer ses “méthodes nocives de management”.

Il a décidé de porter plainte contre X pour diffamation. Lors d’une rencontre, hier, avec les médias, le président de l’assemblée de la Polynésie française (APF) a lu une longue déclaration durant laquelle il a expliqué que la réorganisation des services à Tarahoi est une nécessité qui “nécessite d’avoir un état d’esprit prêt à l’accepter et d’être conscient de ses enjeux”.

Le nombre de services passe en effet de dix à cinq, et les moyens sont regroupés, selon lui, dans un souci de cohérence, de transversalité et d’optimisation.

“Certains agents qui étaient chefs de service n’en ont plus le titre, mais chacun reste dans son domaine de compétence et assume d’autres responsabilités au sein des services restructurés”, reconnaît le président du perchoir.

“Hormis quelques changements de cadres, et c’est mathématique puisque l’on divise le nombre de service par deux, ni le confort, ni la situation personnelle, ni les rémunérations des agents ne sont affectés. Certaines indemnités de fonction ont de fait été supprimées, ce qui est logique. Personne n’est licencié.”

Les personnels de l’assemblée ne dépendent pas des groupes politiques. Ils restent en place malgré les changements de majorité.

“L’administration de l’institution n’est justifiée qu’autant qu’elle permet aux représentants d’effectuer correctement leur travail, avec un souci d’économie et d’efficacité”, insiste Marcel Tuihani. “Les services de l’assemblée doivent s’adapter aux mutations et optimiser les ressources qui leur sont allouées.”

 

 

“Basse manœuvre politique”

 

 

Le précédent président de l’APF, Édouard Fritch, a commandité un audit de l’institution en 2013. La Chambre territoriale des comptes (CTC) a rendu un rapport, en juillet 2012, couvrant les exercices 2005 à 2011.

“Il est très précis et pointe du doigt des faiblesses, des gabegies et fait des recommandations”, assure Marcel Tuihani. “La réorganisation en cours n’est que la traduction du constat fait par l’audit et des préconisations du rapport de la CTC. C’est ma responsabilité de les mettre en œuvre.”

Et d’évoquer la situation des personnes nommées dans la lettre ouverte. Jeanne Santini, la secrétaire générale : “J’ai eu l’occasion de rendre publiquement hommage à son travail et à son implication. (…) Il n’est pas question de la changer.”

Hina Tuheiava qui suit la mise en œuvre de la réorganisation : “Ses qualités professionnelles sont unanimement reconnues” .

Tania Berthou : “Elle a été nommée chef du service des évaluations des politiques publiques. Un poste qui a été créé puisque le service est nouveau. Elle a toutes les compétences et les qualités professionnelles requises.”

Enfin sa directrice de cabinet, Mireille Garnier : “Personne ne peut remettre en cause son expérience et sa très grande honnêteté professionnelle”.

Le président de l’APF estime que personne n’a le droit de “jeter le discrédit par le mensonge, mentir aux représentants et aux autorités (…) et prendre les Polynésiens à témoin (…) pour régler des petits comptes personnels.”

Il se dit persuadé que cette affaire n’est “qu’une basse manœuvre politique” pour le salir avant les élections et remettre en cause son bilan à l’assemblée.

 

 

Damien Grivois

 

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