Marcel Tuihani et Patrick Howell pour un “référendum nucléaire”

    mercredi 3 février 2016

    Environ 200 manifestants ont défilé hier devant les institutions du Pays pour réclamer la tenued’un référendum local sur les essais nucléaires. Plus de 27 200 personnes ont déjà signé une pétition en ce sens au fenua, rejointes hier par le président de Tarahoi et le ministre de la Santé, à titre personnel.  Les militants antinucléaires devraient aussi s’entretenir prochainement avec
    les collaborateurs de François Hollande.
    Ils étaient à peu près 193, comme le nombre d’essais nucléaires effectués au fenua par la France entre 1966 et 1996. Parés de drapeaux des archipels et de ballons portant le nom des tirs, de nombreux militants antinucléaires ont défilé hier devant les institutions du Pays : l’assemblée, la présidence et le haut-commissariat.
    À chaque étape, les meneurs des associations 193 et Moruroa e tatou ont pu rencontrer des responsables et défendre leur demande d’organisation d’un référendum sur les essais.
    En circulation depuis trois semaines, une pétition rassemblerait déjà plus de 27 200 signatures en ce sens, dont celles de Marcel Tuihani, président de l’assemblée, de Patrick Howell, ministre de la Santé, et d’autres élus de différents partis politiques qui y ont ajouté leurs noms à titre personnel hier.
    Le chef de Tarahoi a reçu en personne les militants et devrait tenter d’ouvrir un débat à l’Assemblée.
    À la présidence, père Auguste et Roland Oldham, à la tête des deux associations, se sont entretenus longuement, à huis clos, avec les ministres de l’Environnement et de la Santé.
    Le symbole est fort, tant les essais nucléaires soulèvent d’interrogations en termes de retombées sanitaires et environnementales.
    Le bilan, lui, reste mitigé, puisqu’aucune position officielle ne semble avoir été définie par le président Édouard Fritch, occupé hier matin par le Fifo et la pose de la première pierre d’une opération de logement social à Paea, aux côtés du haussaire.

    Hollande attendu de pied ferme

    Ainsi, par exemple, Heremoana Maamaatuaiahutapu, à l’Environnement, n’aurait “pas encore” décidé d’ajouter son nom à la pétition, craignant une politisation du débat qui diviserait la population.
    Car ce sont bien les élus locaux qui sont appelés par les militants à faire preuve de “courage” face aux représentants de l’État en organisant un référendum.
    À eux aussi, selon les manifestants, de trouver la bonne formulation, entre ressenti des Polynésiens et devoir de réparation de l’État français.
    “Nous sommes satisfaits, mais nous ne sommes pas naïfs, a donc conclu le président de 193 en ressortant de la présidence. Au-delà des mots, des belles rencontres, de la politesse, il faut des décisions, des actes. Nos élus ne peuvent pas toujours dire que c’est la faute de l’État ou de la France, ils doivent, eux aussi, exercer leurs responsabilités.”
    Du côté de l’État, les manifestants ont été reçus hier par Marie Baville, la directrice de cabinet du haut-commissaire. Celle-ci leur aurait promis une entrevue avec des collaborateurs du président de la République, François Hollande, lors de sa visite en Polynésie à la fin du mois.
    “On sera présent pour dire les choses aussi clairement qu’aujourd’hui”, assure Père Auguste.
    À quelques mois du 50e anniversaire du premier tir à Moruroa, un discours “radical” de reconnaissance, voire de pardon, est attendu de la part du chef de l’État.
    “On ne peut plus entendre que ce sont des essais propres”, a clamé hier le président de 193, énumérant ses autres revendications : la reconnaissance du rôle de la Polynésie dans l’affirmation de la France sur la scène internationale, la réalisation d’études sanitaires “sérieuses”, notamment sur les maladies héréditaires, la révision de la loi Morin, et la réhabilitation de Pouvanaa a Oopa.

    M.G.

    Ana Teakarotu, 47 ans, manifestante originaire de Mangareva : “Je pense qu’on va faire bouger les choses”

    “Pour moi, c’est un combat pour la vie de mes enfants et de mes petits-enfants que je mène. Je suis née à Mangareva. Pendant les tirs aériens, on nous mettait sous des abris ou dans des blockhaus. Aujourd’hui, les gens se baignent sur nos belles plages. J’aimerais bien que les scientifiques viennent vérifier que ce n’est pas contaminé, et j’espère que l’État français va reconnaître ce qu’il a fait ici. On se sent abandonnés, ils nous ont oubliés… Vu toutes les signatures qu’on a, je pense qu’on va faire bouger les choses. Mais je veux souligner que des Français nous soutiennent et que ce n’est pas un combat contre eux. Nous ne sommes pas racistes. Nous nous adressons à l’État.”

    Oti 2016-02-03 22:06:00
    La question c'est simple.., voulez vous que la métropole nous donne de l'argent, encore plus d'argent et toujours plus d'argent ...
    Cette farce qui n'a fait que trop durer n'a qu'une seul objectif... Essayer de se faire payer des millions voir des milliards...
    Le reste n'est que de la poudre aux yeux.. Mais shutttt il faut le dire...
    Pito 2016-02-03 16:58:00
    200 participants cela ne représente rien.........surtout que ceux qui manifestent ont touché gros en travaillant pour le CEP et touche toujours gros en retraite, il faut arrêter toutes ces conne........
    lolo98719 2016-02-03 13:21:00
    C'est quoi la question???????
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