Habillage fond de site

En marche ! : opération séduction au fenua

lundi 6 mars 2017

Max dubois candidature Emmanuel Macron

Max Dubois, délégué national du mouvement En marche !
pour l’outre-mer, est actuellement au fenua pour promouvoir
la candidature d’Emmanuel Macron. (© Jennifer Rofes)


Arrivé samedi dernier au matin sur le territoire, Max Dubois, délégué national pour l’outre-mer du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron, s’est rendu à une conférence publique dans la soirée, à la mairie de Papeete. Une vingtaine de personnes avaient fait le déplacement. Durant deux heures, Max Dubois s’est évertué à présenter et expliquer la base philosophique et politique de son mouvement.

Selon lui, si les Polynésiens sont d’accord pour dire qu’il faut préserver le système social français, qu’il faut une vraie égalité hommes-femmes en mettant un point d’honneur à combattre les violences intrafamiliales et qu’il faut mettre un peu d’huile dans les rouages économiques et trouver des solutions pour libérer l’emploi, alors ils sont “en marche” et le mouvement les aidera. Le délégué ne s’est pas avancé sur son programme concernant la Polynésie, semblant parfois manquer d’expertise. Il a toutefois annoncé qu’il voulait développer une vraie politique de continuité territoriale, plus juste, avec des billets réduits pour rejoindre l’Hexagone mais aussi les îles voisines et la Nouvelle-Calédonie.

L’installation d’un guichet de la Banque publique d’investissement destinée en priorité aux petites et moyennes entreprises a aussi fait partie de ses propositions. Il devrait, à son retour en métropole, être en mesure de présenter les suggestions pour le mouvement En marche ! en Polynésie, représenté actuellement par Heimana Garbet, chef du bureau du permis de construire à la mairie de Papeete.

Il existe en Polynésie un clivage entre autonomie et indépendance. Comment vous positionnez-vous entre ces deux forces politiques ?
C’est assez facile car pour nous, ce n’est clairement pas le sujet. C’est celui des Polynésiens. Donc si les Polynésiens veulent un jour accéder à l’indépendance, c’est leur choix, pas le nôtre.

Marine Le Pen propose un référendum. Quelle pourrait être la proposition d’Emmanuel Macron sur la question de l’indépendance ?
Je suis opposé à l’idée d’un référendum parce qu’en matière d’indépendance, il n’est pas question d’arithmétique. Imaginons que vous faites un référendum. Vous vous apercevez que 60 % des gens veulent rester dans le giron de la République française et 40% veulent en sortir. Vous pensez vraiment que vous allez régler le problème des 40 % au motif qu’ils ont perdu le référendum ? Je pense que non, au contraire. Vous allez réveiller la crispation des gens. Je pense qu’il vaut mieux travailler sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare. Donc, aujourd’hui, si les gens ont de plus en plus envie d’être indépendants, voyons ce que l’on peut faire. On a déjà transféré un grand nombre de compétences à la Polynésie française car il ne reste à l’État que les compétences régaliennes. Mais s’il faut encore transférer des compétences, pourquoi pas. À mon sens, il vaut mieux réfléchir aux compétences que l’on pourrait encore transférer plutôt qu’à un oui/non.

Allez-vous faire des alliances avec des partis locaux ?
Très probablement mais je ne sais pas encore lesquels. Je veux d’abord passer la première étape du 23 avril, qui est très importante. Nous sommes un mouvement totalement nouveau, nous ne savons pas du tout comment vont réagir nos concitoyens de Polynésie française. Est-ce qu’ils vont nous amener un score dans la moyenne nationale ? Ce serait absolument magnifique car cela voudrait dire qu’Emmanuel Macron a su faire valoir ses idées et les propager jusqu’en Polynésie. Ou aurons-nous un score bien inférieur ? Je ne sais pas. Donc à partir du score que nous obtiendrons au premier tour, nous verrons aussi le score des partis qui sont autour de nous. Il ne faut pas de conditions pour faire des alliances.

Allez-vous profiter de votre venue pour rencontrer des hommes politiques du pays ?
Oui, à l’exception notoire du Front national. Je ne rencontre pas ces gens qui ne sont pas fréquentables. J’ai déjà rencontré le président du Medef, je souhaite aussi rencontrer le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises car c’est important de voir la vivacité des entreprises. Et j’aimerais bien voir une association de femmes battues parce que pour moi, c’est important. J’ai aussi un rendez-vous au conseil économique, social et culturel.

Mais Édouard Fritch, Gaston Flosse et Oscar Temaru, pensez-vous les rencontrer ?
Je crois que j’ai un rendez-vous fixé avec le président Fritch. Moi, je souhaiterais rencontrer Oscar Temaru.

Et Gaston Flosse ?
Vous avez une autre question ?

Propos recueillis
par  Jennifer Rofes

19
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete