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Le mari jaloux et violent écope d’un an de prison ferme

mardi 16 juillet 2019

appel justice tribunal

(© archives)

W.T. est jaloux. Et violent. Hier après-midi, il était à la barre du tribunal correctionnel en comparution immédiate, pour violences sur sa femme, mère de leurs six enfants. Déjà condamné à quatre reprises dont trois fois pour les mêmes faits, il est arrivé menotté à la barre du tribunal.

T-shirt bleu foncé, short noir et cheveux courts, pas grand, W.T. a déjà été écroué en 2016, pour des violences sur sa concubine.

Mais les choses ont empiré, depuis le 1er mai, jusqu’à son placement en détention provisoire, le 11 juillet.

“Il a du mal à gérer sa colère et sa jalousie, même s’il s’est confié aux mains de Dieu”, a dit la présidente du tribunal, lisant les déclarations de W.T. lors de sa garde à vue.

Même si sa compagne l’aide, depuis mai, dans le fa’a’apu dans lequel il travaille, façon pour lui de la surveiller de près, W.T. ne supporte pas les absences de sa femme.

Début juillet, elle part inscrire son grand fils au RSMA, sans prévenir son mari. Résultat : une gifle avant d’aller se coucher, des gifles et un coup de poing au réveil… Sa femme n’en peut plus, et va déposer plainte à la gendarmerie.

“Ma femme est jalouse, elle quitte parfois la maison, dans la nuit. Je me réveille et elle n’est pas là”, affirme le prévenu.

La victime, elle, veut faire marche arrière. “Je regrette, je veux qu’il revienne, c’est lui qui nourrit la famille”, confie t-elle.

La procureure constate que “c’est un dossier extrêmement classique”. “Chez lui, la violence est la réponse normale. Il y a un seul fautif dans ce tribunal, c’est vous, pas votre femme ni vos parents”, poursuit-elle.

Elle requiert contre W.T., trois ans de prison dont 18 avec sursis. Selon sa défense, W.T. “est un enfant issu de la violence, a besoin d’aide et d’encadrement qu’il n’a pas eu gamin”, et demande au tribunal une peine de sursis ou aménageable.

“Une peine de trois ans ne sera pas comprise par l’accusé”, dit l’avocate. “Satan est toujours là pour vous mettre sur la voie du mal, je me confie à la justice de Dieu”, déclare le prévenu.

“La justice des hommes arrive”, répond la présidente du tribunal, avant de se retirer, pour délibérer. Au final, W.T. a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis et passera donc ses prochains mois derrière les barreaux.

 

Compte-rendu d’audience, Christophe Cozette

 

 

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