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Maria, ouragan « extrêmement dangereux », menace les Caraïbes

lundi 18 septembre 2017

This Sunday, Sept. 17, 2017, GOES East satellite image provided by NASA taken at 7:45 p.m EDT, shows Hurricane Maria as it approaches the Lesser Antilles. Maria swiftly grew into a hurricane Sunday, and forecasters said it was expected to become much stronger over the coming hours following a path that would take it near many of the islands wrecked by Hurricane Irma and then on toward Puerto Rico, the Dominican Republic and Haiti. (NASA via AP)

La Martinique est passée aujourd’hui en alerte violette cyclonique et la Guadeloupe en alerte rouge à l’approche de Maria, ouragan « majeur » désormais en catégorie 4, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’ouragan Maria s’est renforcé ce lundi en catégorie 4 sur une échelle de 5, devenant « extrêmement dangereux » pour les Caraïbes placées en état d’alerte avant son arrivée imminente, selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.

Le préfet de la région Guadeloupe a ordonné lundi l’évacuation des zones à risque. Dans son arrêté, le préfet « interdit à toute personne d’entrer et de séjourner dans des zones identifiées à risque pour chaque commune de l’archipel ». « Ces risques portent sur les inondations, les submersions et les glissements de terrain », précise le communiqué de la préfecture.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers dans les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, a annoncé l’envoi de 110 militaires de la protection civile en Guadeloupe.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui devraient voir s’approcher Maria à 150 km au sud de leurs côtes mardi, doivent passer en vigilance rouge lundi soir, ont annoncé les autorités, qui se préparent pour « l’hypothèse la plus pessimiste ».

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a déclaré depuis la Guyane qu’elle restait « en lien permanent » avec les élus des Antilles qui « sont aujourd’hui satisfaits des moyens qui ont été mis en place ».

« Il ne nous reste malheureusement qu’à attendre le passage pour espérer que les dégâts soient le moins possibles importants », a ajouté la ministre qui a assuré que « toutes les mesures de sécurité sont au rendez-vous ».

 

 

Du scotch sur les vitres

 

 

« J’ai des bougies, des lampes et à manger. J’ai des légumes en boîte et du gaz. S’il n’y a plus d’électricité, ça ira. Les fenêtres sont fermées, tout est cloué déjà », a témoigné à l’AFP Anne-Marie, 84 ans, habitante de Rivière-Salée, au sud de la Martinique.

« Les cyclones, ça fait toujours un peu peur, même si, quand on a connu Hugo (ouragan qui avait fait plus d’une dizaine de morts en Guadeloupe en 1989, ndlr), rien ne peut être pire », a souligné Eric, la quarantaine, habitant du Gosier, en Guadeloupe.

« On va mettre du scotch sur les vitres, ranger la terrasse. Je ne sais pas si nous allons devoir évacuer, mais j’ai lu qu’une montée des eaux est probable jusqu’à 4 mètres, ce qui pourrait inonder mon appartement », a précisé Elodie Corté, 37 ans, cheffe d’entreprise d’une société de menuiserie alu, au Gosier.

En Martinique, passée en alerte « violette » cyclonique, le plus haut niveau qui entraîne le confinement de la population, 33 000 foyers étaient privés d’électricité lundi à 18 h locales, selon la préfecture qui n’a pas relevé de dégâts significatifs à ce stade.

Selon Christian Massip, prévisionniste à Météo-France, l’oeil du cyclone est passé à 50 km des côtes du nord de la Martinique et le mur de l’œil du cyclone, qui concentre des vents très forts, est passé à 25 km et n’a pas touché l’île.

L’ensemble des services de sécurité et de secours est « prêt à intervenir », a assuré la préfecture. L’activité économique a été « stoppée », les transports en commun « interrompus ». Les établissements scolaires et les crèches ont été fermés.

 

 

Vols annulés

 

 

En Guadeloupe, l’œil de l’ouragan devrait passer à moins de 50 km du sud de la Basse-Terre et encore plus près des Saintes, qui devraient être les régions les plus exposées, selon Météo France qui prévoit « des conditions de vent beaucoup plus sévères que ce qui était anticipé » avec des vents moyens de 150 km/h et des rafales à 200 km/h. « Les précipitations cumulées sur 24 heures pourraient être comprises entre 200 et 400 mm et la houle approcher les 8 à 10 mètres », a précisé le ministère de l’Intérieur.

Le préfet a là aussi ordonné la fermeture des écoles et des administrations et entreprises.

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France lundi. Tous les vols sont annulés dans les deux aéroports de Guadeloupe et Martinique.

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

Le ministère de l’Intérieur a précisé que 668 personnels de la sécurité civile et près de 3 000, tous services confondus, étaient déployés dans la zone Antilles.

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni) et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba (Antilles néerlandaises).

 

AFP

 

 

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