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Marine Le Pen candidate dans le Pas-de-Calais

vendredi 19 mai 2017

marine le pen

Marine le Pen sur le plateau de TF1, hier soir. (© AFP)

Marine Le Pen a tenté hier de se replacer en chef de l’opposition mais aussi du FN en se lançant dans les législatives dans le Pas-de-Calais, en reconnaissant le “raté” du débat face à Emmanuel Macron et la nécessité d’une “réflexion” sur la sortie de l’euro.

Comme en 2007 et comme en 2012, où elle avait échoué à une centaine de voix près au second tour, la présidente du FN sera candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, là où Steeve Briois, l’un de ses très proches, est maire d’Hénin-Beaumont.

Sur place, l’avantage apparaît très net en sa faveur après ses 58,2 % de suffrages exprimés au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, son sixième meilleur score de France.

Mais l’enjeu est autre pour la patronne du FN. Pour le grand public, il s’agit de se montrer prête à ferrailler avec Emmanuel Macron.

Non plus depuis le Parlement européen, où elle pourrait abandonner son mandat d’eurodéputée et laisser orpheline l’importante délégation frontiste, mais au Palais-Bourbon.

Marine Le Pen a aussi voulu faire taire les nombreuses critiques internes depuis les déceptions du débat télévisé d’entre-deux-tours du 3 mai et des 33,9 % du second tour, qui ont occulté des records en pourcentages et en voix pulvérisés pour une présidentielle.

Si certains, comme le compagnon de Mme Le Pen et vice-président du FN Louis Aliot, le député Gilbert Collard ou l’eurodéputé Gilles Lebreton ont critiqué le lancement cette semaine par M. Philippot d’une association « Les Patriotes », notamment au moment de la campagne législative, Mme Le Pen y a vu “une association de réflexion, un think tank” utile en vue du congrès. “Tant mieux !”

Marine Le Pen a aussi tenté de dédramatiser le retrait temporaire de la politique de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, locomotive qui pourrait manquer au FN pour les législatives notamment en Paca : “Elle a fait le choix de partir passer quelque temps dans le privé, peut-être pour mieux revenir, et tant mieux”.

Au lendemain de l’entrée de trois “Républicains” au gouvernement (Édouard Philippe à Matignon, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin à Bercy), Marine Le Pen a dit aussi son “espoir que nous serons rejoints par cette partie des Républicains qui refuse d’être dans la connivence avec Emmanuel Macron”.

Objectif : entériner le plus tôt possible, peut-être dès les législatives, la “recomposition” qu’elle prône entre “mondialistes”
à l’exécutif et “patriotes” dans l’opposition.
Outre les soucis internes, Mme Le Pen ne pourra compter sur l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, célébrée dans l’entre-deux-tours et qui a depuis viré au fiasco : les deux partis iront séparément aux législatives, avant d’éventuels soutiens “au cas par cas” au second tour.

Au vu des résultats électoraux du parti ces cinq dernières années, un groupe (15 députés au moins) semble être un minimum pour le FN.

 

AFP

 

 

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