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Marushka Hirshon, une vahine à Stanford

mardi 21 février 2017

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Nous vous l’avions présentée en 2014, alors qu’elle venait d’obtenir son diplôme de la prestigieuse Université Stanford. Née à Tahiti, ses parents l’emmènent vivre aux États-unis alors qu’elle n’a qu’un an, d’abord en Californie puis à Chicago, où elle suit toute sa scolarité au lycée français jusqu’à un bac ES.

“Dans le système américain, on n’est pas obligé de choisir son orientation dès le début. Ça m’a vraiment permis de faire des études interdisciplinaires. Au final, mon sujet était ‘Sciences, technologie et société’, avec une spécialisation en environnement et développement durable.”

Marushka a également été coprésidente de l’association étudiante des Américains natifs, où membres des tribus indiennes côtoient étudiants du Pacifique.

Elle a même fait partie de la fanfare du campus, célèbre pour son côté anticonformiste, où elle jouait de la grosse caisse.

Pré-recrutée par Oracle, célèbre société de logiciels, elle rejoint leur programme pilote pour jeunes diplômés en 2014.

“Mais j’ai réalisé que ça ne correspondait pas vraiment à mes aspirations et j’ai préféré m’orienter vers le domaine de l’éducation”, dit-elle.
En 2016, elle revient à Stanford, cette fois pour intégrer le département des admissions : “Mon rôle est de conseiller les jeunes qui veulent continuer leur éducation à Stanford. Nous avons parfois l’opportunité d’aller à leur rencontre dans leurs lycées, parfois même dans les collèges pour parler aux enfants de 12, 13 ans.”

Elle est plus particulièrement chargée des candidatures des étudiants originaires du Pacifique insulaire, comme Tonga ou les Îles Cook, ainsi que les territoires américains de Guam, Saipan et les Samoa américaines

A-t-elle instruit des dossiers d’étudiants polynésiens ? “Je ne peux vraiment pas donner ces détails. Dans les années passées, il y a eu des demandes”, répond Marushka, qui veut encourager les jeunes Tahitiens à tenter leur chance.

“Les grandes écoles américaines ont beaucoup à offrir et leur permettront de rentrer au fenua avec un plus. Par exemple, à Stanford, nous avons beaucoup de facultés consacrées à l’énergie et l’environnement. Ici, il y a vraiment un esprit entrepreneurial, qu’ils pourront acquérir et ramener avec eux.”

 

Beaucoup d’étudiants étrangers

 

C’est pourquoi elle se dit très intéressée par le projet du Seasteading Institute en Polynésie, dont elle a suivi la signature à San Francisco, en janvier.

“Si ça marche, ce serait incroyable pour l’emploi et les perspectives que ça ouvre en termes d’éducation. Ce serait vraiment une opportunité, pour les Polynésiens, de bénéficier des études qui vont être faites.”

Le coût n’est pas un obstacle pour les étudiants méritants et motivés, explique-t-elle : “Si leurs parents gagnent moins de 65 000 dollars par an (7,3 millions de francs, NDLR), ils peuvent demander une bourse au bureau de l’aide financière, qui prend en charge l’essentiel de leur frais de scolarité”.

Même si la politique d’immigration de l’administration Trump inquiète, dit Marushka, “Stanford a beaucoup d’étudiants étrangers et s’est publiquement engagée à les protéger”.

Marushka revient rarement à Tahiti, mais elle veut s’impliquer pour le fenua. “Je vais bientôt entamer des discussions avec des écoles polynésiennes et des acteurs de l’éducation, pour créer des liens entre Stanford et la Polynésie. Je veux vraiment montrer que c’est possible pour certains étudiants polynésiens de poursuivre des études un peu hors normes.”

 

C. P.

 

 

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