Mata Hoata, l’art des Marquises en vedette à Paris

    jeudi 14 avril 2016

    Le Musée du quai Branly accueille actuellement à Paris l’exposition sur l’art des Marquises.  Intitulée Mata Hoata, elle présente près de 300 œuvres.  Celles-ci viennent de nombreux musées métropolitains et européens, ainsi que du Musée de Tahiti et ses îles.

    À deux mois de fêter son dixième anniversaire, le Musée du quai Branly a inauguré lundi une exposition consacrée à l’art marquisien. Elle succède à celle qui, en novembre 1995, s’était tenue avec succès au Musée de l’homme. Près de 300 œuvres sont présentées dans une rétrospective qui n’a pas oublié les créations contemporaines.

    Stéphane Martin, président du musée et amoureux du Henua Enana, a souhaité rassembler les objets marquisiens des musées européens et d’abord hexagonaux. “J’ai été contactée en 2013 pour sélectionner les objets marquisiens des musées français et j’ai découvert qu’ils en étaient très riches. Ainsi, Rochefort, La Rochelle, Chartres, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Cannes, Lille, Colmar, et bien d’autres, sans oublier le musée de Tahiti et ses îles, ont été sollicités”, précise Véronique Mu-Lippmann, conseillère scientifique de l’exposition auprès
    de la commissaire, Carol S. Ivory. D’autres musées, comme le British Museum, et ceux du Vatican, de Zurich ou de Genève ont prêté leurs œuvres, ainsi que des collectionneurs particuliers. L’ensemble est impressionnant, mais c’est surtout la qualité extraordinaire de l’art marquisien qui séduit assurément.

    Comparaison entre objets anciens et récents

    La scénographie de Laurence Fontaine permet à la fois une immersion dans le monde marquisien et la découverte au fil d’un parcours quelque peu labyrinthique les grandes facettes de l’art de ces îles.
    De thème en thème (mythe de la création, généalogie, tatouage, sculptures, rituels, musique, etc.), le visiteur ne peut qu’être surpris par la créativité et le savoir-faire étonnant des Marquisiens.

    La profusion des œuvres permet aussi les comparaisons, y compris entre des objets anciens et récents. La présentation volontairement dans la pénombre augmente le mystère, tandis que des passages de salle en salle présentent les récits, cartes, photos et gravures des nombreux navigateurs et explorateurs qui ont été séduits par les Marquises. Et le voyage dans l’art et le temps s’achève avec une toile de Gauguin, des projections du festival des Marquises, de délicates œuvres récentes et même des pneus sculptés d’Andreas Dettloff.

    Cette exposition est donc incluse dans la célébration du dixième anniversaire du musée. Elle prend en quelque sorte le relais de la campagne de promotion sur la Polynésie que vient de mener Tahiti Tourisme à Paris et elle se trouve déjà commentée dans la revue d’Air Tahiti Nui pour que l’on parle encore et beaucoup de notre destination. Mata Hoata vaut en tout cas le voyage au bord de la Seine jusqu’au 24 juillet.

    De notre correspondant à Paris Philippe Binet

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