Matarai se dote d’un Ultra léger motorisé

dimanche 17 mai 2015

L’Ultra léger motorisé (ULM) de Raitini Rey est fin prêt pour son premier vol d’essai. Il ne reste que quelques détails administratifs à régler. Car l’engin n’est pas un ULM comme les autres. C’est un ULM en kit, assemblé par Raitini Rey selon les instructions du constructeur, mais il a subi quelques petites adaptations en cours de montage… L’appareil est un QuickSilver 2 S Sport. Une marque américaine qui n’a rien à voir avec Quiksilver, fabricant de vêtements et accessoires sportifs. Raitini Rey s’est occupé du montage de l’appareil lui-même, dans son jardin. “J’ai commencé il y a un an”, indique-t-il. “J’y ai apporté quelques modifications pour pouvoir embarquer des appareils photos et caméras, et pour qu’il soit amphibie”. L’ULM possède des flotteurs ainsi que des trains rétractables électriques. Le problème de l’opération a été de respecter le poids réglementaire. Pour voler, un ULM ne doit pas dépasser les 500 kilogrammes. “Or, j’ai ajouté des flotteurs, des trains rétractables, un réservoir haute capacité et j’ai choisi d’intégrer un moteur plus puissant que prévu pour pouvoir gagner en vitesse”. 

Plus haut, plus vite

Le projet de construction d’ULM répond à un besoin. Raitini Rey est le créateur de la société Matarai. Une société qui propose à l’origine des photographies et des vidéos de la Polynésie vue du ciel. “Je me suis d’abord servi de drones, mais cela ne suffisait plus. Les drones ne vont pas assez haut et pas assez vite”, explique le créateur de Matarai. Les aéronefs télécommandés n’ont pas l’autorisation de voler à plus de 150 mètres de haut. D’autre part, plus une caméra prend de la hauteur et moins l’effet de vitesse est visible, ce qui peut être gênant au montage d’un film. Or, un drone vole entre 20 et 60 km/heure. Raitini Rey s’est d’abord tourné vers l’hélicoptère avant de se lancer dans la construction d’un ULM. “À raison de 300 000 Fcfp la location d’un hélicoptère pour une heure, le tarif de mes prestations n’était pas assez compétitif. Dès la première année de vie de Matarai, je savais qu’un jour ou l’autre, j’aurais besoin d’un ULM. Et puis”, ajoute Raitini Rey, “c’était l’un de mes rêves d’avoir mon propre engin pour voler”. 
Après une petite année d’assemblage, de mises au point personnelles et malgré les contraintes, l’ULM de Matarai est prêt au décollage. Raitini Rey espère le piloter d’ici un ou deux mois. Il souhaite décoller de l’aéroport de Faa’a. “Il faut encore que je mesure la vitesse de vol réelle. Je pense qu’elle est au-delà de la vitesse estimée mais je dois faire mes preuves”. En attendant son baptême de l’air, l’ULM est garé à l’abri d’un hangar, en zone nord de l’aéroport. 

Delphine Barrais

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Tôt of 2015-05-17 10:55:00
Belle pub, les concurrents n'ont qu'a bien se tenir.....!
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