Maupiti – L’économie en berne plombe le Heiva

    vendredi 29 juillet 2016

    maupiti

    Les blocs de ciment, source du mécontentement des forains de Maupiti. (Photo : A Maiarii/LDT)


    Dix baraques sur le terrain de football à Ferauru

     

    Elles sont dix baraques à avoir été construite à l’occasion du Heiva i Maupiti cette année sur le grand terrain de football de l’île : restauration, snack, jeux vidéos, baby-foot, billard, pêche et bouées gonflables ont été mis en place par les forains qui se sont également donné à fond pour la décoration de leurs baraques.

    Comme celles de Pae Taha restaurant Mina et celle de Hinano et Patrick dont l’intérieur a été décoré par Thomas Vaetu, connu pour ses talents artistiques.

    Mais les forains sont mécontents : “Nous sommes insatisfaits des résultats de ce Heiva. Il y avait davantage de monde l’an passé.”

     

    Adieu noni, pastèques…

     

    “Trois raisons à cela : l’espace d’accès aux baraques a été barré sous ordre du maire, du coup le public est venu beaucoup moins nombreux qu’auparavant. Les jeux du Heiva ont été mal organisés, ils ont été décentrés à plus de 500 mètres des baraques, ce qui a attiré le public plus loin.

    Les demandes diverses de débit de boissons ont été compliquées pour tous, les responsabilités ont été mal définies. Il y a eu beaucoup de confusion dans l’organisation du Heiva i Maupiti.

    Pour l’an prochain, nous aimerions une amélioration de l’organisation de l’espace et une mise en place de réels avantages pour la population. L’an dernier, le Heiva était mieux”, confiaient Li Kiou Yi Benjamin et Mina.

    Il y a, derrière ces mauvais résultats, des raisons plus profondes : l’île de Maupiti a grandement besoin de s’épanouir économiquement.

     

    “La mairie ne propose pas de travail pour les jeunes. Auparavant, il y avait le noni qui apportait des revenus aux habitants des îles, jusqu’à ce que l’entreprise qui le rachetait décide de s’approvisionner pour moins cher ailleurs. Et depuis que le Maupiti Express a cessé de desservir Maupiti, il n’y a plus de pastèques produites. Les jeunes font encore du coprah, mais le bateau n’arrive qu’une fois par mois. C’est insuffisant pour subvenir aux besoins de la population. L’agriculture et la pêche sont très peu développées à cause des charges imposées par le système et maintenant c’est plus compliqué pour avoir de la terre à cultiver. Alors la majeure partie des familles survit grâce aux allocations que donne le Pays. Le tourisme est une bonne source de revenus mais les pensions de familles ne font pas appels aux jeunes pour des activités en extra autour de l’île. Sans le tourisme, nous ne sommes rien.”

     

    Les intentions et les potentiels de développements économiques et naturels existent mais aucun moyen n’a été donné pour qu’une économie pérenne démarre vraiment.
    “Nous souhaitons que notre île se développe grâce au tourisme, à l’agriculture et au tourisme nautique.

    La population a besoin de revivre : il y a énormément de charges qui pèsent sur les habitants et peu de possibilité de s’épanouir. La bureaucratie est en train de tuer la vie de la population pour des histoires de patentes.

    Et cela risque d’impacter négativement sur la vie sociale et la jeunesse”, nous a confié un des conseillers du maire de Maupiti.

    Pour qu’un changement réel et rapide puisse se faire, une modification des lois du Pays pour favoriser le home business (business à la maison) et l’auto-entreprenariat, doit être réalisée.

     

    De notre correspondante
    Arava Maiarii

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