Maxime, maître du paillage des tarodières

    vendredi 22 janvier 2016

    Un agriculteur de Papara est prêt à former des jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la production de taro. Il maîtrise la technique du paillage des tarodières et souhaite partager son savoir-faire. Actuellement, Maxime a une exploitation de 7 000 m2 de taro à Atimaono, avec plusieurs variétés qu’il a sélectionnées.

    Maxime est un homme de la terre. Après avoir vécu aux Australes, plus particulièrement à Rurutu où il s’est lancé dans la production maraîchère et vivrière, il est revenu vivre à Tahiti, il y a quelques années pour raisons familiales. 
    Depuis l’année dernière, il s’est lancé dans la production de taro et exploite un terrain de 7 000 m2 près du golf de Atimaono. Originaire de Raiatea, c’est là, aux côtés de son grand-père, qu’il a appris les bases de l’agriculture, dont la technique pour planter correctement le taro. 

    Pailler ou désherber

    À Rurutu, il n’a pas manqué d’observer le travail des spécialistes de cette culture et a pu, depuis, améliorer ses connaissances. Il sait que le taro pousse sur n’importe quel terrain, mais encore faut-il qu’il y ait un apport en eau, l’idéal étant bien évidemment d’avoir un terrain marécageux. Donc, peu importe l’état du sol, Maxime sait comment faire pousser son taro. 
    Maxime est catégorique. “Je préfère pailler que désherber.”
    Seulement, il n’y a pas suffisamment de feuilles de cocotier (niau) pour pailler. Ce qui a poussé la majorité des producteurs de taro, et plus particulièrement ceux de Tahiti, à utiliser des chutes de carton qu’ils récupèrent dans les poubelles des grandes surfaces.
    Dans les îles, comme l’approvisionnement ne se tarit pas, on utilise encore des ni’au. 
    Maxime, qui avait l’habitude de pailler avec des feuilles de cocotier lorsqu’il était dans les îles, a suivi sans problème cette tendance des producteurs de Tahiti. “C’est mieux que d’utiliser des herbicides, précise-t-il. Autrement, les mauvaises herbes vont tout envahir.” Ainsi, il cultive naturellement ses taro sans mettre d’engrais, revenant au mode de culture que lui a inculqué son grand-père.
    Aujourd’hui, Maxime maîtrise l’art du paillage des tarodières. Il est prêt à former des jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la production de ce féculent, en commençant par la préparation du terrain jusqu’à la mise en terre, en passant par le paillage. L’agriculteur a du temps pour cette transmission et n’hésite pas à partager son savoir-faire. 
    Son rêve aujourd’hui est de planter du taro à grande échelle, en incitant les jeunes à suivre la même voie, surtout ceux en mal d’emploi. 
    Il lance, par ailleurs, un appel aux instances du Pays, mais aussi aux propriétaires fonciers afin d’obtenir des parcelles 
    cultivables. 

    C.T.

    Le projet

    Lancer les jeunes dans la culture du taro et racheter ensuite leur production, c’est un des objectifs que s’est fixé Maxime. À terme, son objectif est de racheter la production de tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans cette voie. “Ils n’auront plus qu’à planter. Non seulement, ça va les occuper, mais cela va aussi leur permettre de gagner décemment leur vie.”

    Teraì 2016-01-22 21:03:00
    Bonne initiative faaitoito
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