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Le Medef présente son Livre blanc pour l’outre-mer

jeudi 26 janvier 2017

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Thibault Lanxade, vice-président du Medef, et le bureau du Medef Polynésie. (© DR)

 

Le Medef a présenté hier son Livre blanc France Outre-mer 2020, destiné à “porter un message aux candidats à la présidentielle”, auxquels il réclame notamment “une simplification sociale, fiscale et administrative” et la pérennisation de la défiscalisation pour les entrepreneurs ultramarins.

“Les outre-mer sont des joyaux oubliés de la France”, a déploré le président du Medef Pierre Gattaz lors d’une conférence de presse à Paris, évoquant leur “potentiel de croissance faramineux” : biodiversité, économie bleue, agroalimentaire, tourisme, énergies renouvelables et numérique.

Le document présente “un tronc commun de propositions”, suivi de “spécificités propres à chacun des territoires”, a détaillé Thibault Lanxade, vice-président du Medef.

Cadre commun à tous les outre-mer : la nécessité de développer des “projets d’infrastructures stratégiques” (par exemple les transports en Guyane ou Internet en Polynésie), de développer le tourisme (notamment “premium”), de miser sur la jeunesse, confrontée à un taux de chômage important, ou encore de renforcer l’attractivité des territoires.

Il souhaite aussi promouvoir le potentiel maritime (économie bleue) des outre-mer et plus largement “les nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée”, comme le numérique, la “silver économie” (personnes âgées) ou la biotechnologie.

Mais pour créer de la croissance et donc de l’emploi, a insisté Pierre Gattaz, les chefs d’entreprise doivent bénéficier d’une “simplification sociale, fiscale et administrative”, et de la pérennisation de la défiscalisation, “indispensable” car “permettant aux entreprises d’être compétitives”.

 

Les patrons pleurent une relance trop molle

 

Il a défendu l’octroi de mer (taxe spécifique aux outre-mer sur les produits importés) qui permet “de ne pas étouffer les productions locales”, même si “ce système devrait s’éteindre un jour”.
Dans le cas précis de la Polynésie française, pour le Medef à Paris, “la mutation engagée marque la fin d’un modèle économique, celui des années nucléaires, qui ne correspond plus au contexte de décroissance que connaît la Polynésie française”.

Aussi, depuis Paris, le syndicat des patrons a listé six axes sur lesquels le gouvernement central devrait se pencher. Des actions en matière de fiscalité, des actions d’accompagnement des entrepreneurs, des actions pour l’insertion des jeunes en difficulté, des actions pour les savoir-faire polynésiens, des actions pour le développement durable et enfin des actions à l’international. Il faut l’admettre, beaucoup de lignes dans ce Livre blanc enfoncent une porte ouverte sur des sujets que la Polynésie a déjà bien cernés depuis longtemps.

Aussi, le Medef préconise de formuler un nouveau dispositif de défiscalisation propre à la Polynésie française. Pas vraiment une mesure éclatante puisque l’on sait que, de par l’autonomie fiscale du Pays et la modification du système de défiscalisation en France, ce système est de toute façon appelé à mourir, même s’il a été maintenu artificiellement en vie jusqu’en 2025.

Dans un autre point, le Medef demande au gouvernement de la Polynésie française de baisser “la fiscalité aberrante qui frappe le secteur bancaire sur ce territoire qui pèse sur le crédit et donc entrave le développement des entreprises”.

Enfin, il est demandé “un cadre légal de zone franche en Polynésie sur des zones de développement économique prioritaires”, des aides à la création d’entreprise, de la maîtrise des délais de paiement des collectivités publiques et des actions dans le développement du numérique.

 

Bertrand Prévost avec AFP

 

 

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