Menace cyclonique – Aéroport à haut risque

    lundi 26 octobre 2015

    Mercredi 21 octobre, le service d’État de l’aviation civile (SEAC), Aéroport de Tahiti (ADT) et le haut-commissariat ont tenu une réunion concernant la plate-forme aéronautique de Tahiti-Faa’a en prévision de la saison cyclonique. Les intervenants ont validé les procédures d’actions réactualisées du plan cyclone aéroport du SEAC.  Le plan de prévision des risques de Faa’a montre à quel point l’aéroport est sensible à la houle et aux fortes précipitations.

    “L’aviation civile d’État se prépare à la menace cyclonique”, affirme son directeur, Patrick Mouysset. C’est en effet la première fois que les autorités nationales et du territoire se mobilisent autant pour anticiper les réactions à la menace d’un cyclone, dont l’un des pires scénarii, celui de Veena en 1983, avait été pris en exemple pour l’exercice du haut-commissariat mardi dernier.
    Pour le directeur de l’aviation civile d’État, la mobilisation est montée d’un cran à l’approche du mois de novembre où le phénomène El Niño sera à son paroxysme : “D’une manière générale, et à chaque fois que les circonstances l’exigent nous avons la possibilité de monter une cellule de crise pour faire face aux événements. Celle-ci sera pilotée par le service d’État de l’aviation civile (SEAC) en coordination avec celle du haut-commissariat. Elle comprendra la direction de l’aviation civile de la Polynésie française (DAC), ADT, les compagnies aériennes, le responsable des forces aériennes militaires et, éventuellement, un responsable de Météo France.”
    Cette cellule de crise aura un double rôle, celui d’assurer la coordination de tous les partenaires, d’informer le haut-commissariat sur les décisions prises au niveau de la plate-forme de Tahiti-Faa’a, ainsi que de faire redescendre les informations en provenance de la cellule de crise du haussariat. Cette dernière sera activée dans la période des trois jours précédents l’arrivée d’un cyclone et permettra de gérer la situation sur la plate-forme mais aussi en partenariat avec les compagnies aériennes, sur la gestion des vols et la mise en sécurité des avions.

    Phase d’alerte

    En cas d’alerte cyclonique, un plan de mise en sécurité concernant les avions sera activé, comme le précise Patrick Mouysset : “L’option des compagnies aériennes présentes sur la plate-forme, que ce soit Air Tahiti ou Air Tahiti Nui, sera de mettre en sécurité leurs avions en les dispatchant sur des aérodromes situés hors de la zone d’activité du cyclone dès l’activation de la phase d’alerte”.
    En ce qui concerne la mise en sécurité des avions, Patrick Mouysset évoque le cas de l’aéro-club : “La majorité des avions a une autonomie suffisante pour se mettre à l’abri d’un cyclone, mais ce n’est pas le cas de ceux de l’aéroclub et des hélicoptères. ADT prépare donc un plan pour identifier les hangars susceptibles d’abriter ces avions pour les mettre en sécurité.”

    Décision de fermer l’aéroport

    Lors de la phase confinement, soit 6 heures avant le passage du cyclone, l’aéroport sera fermé, comme le confirme Patrick Mouysset : “Le haut-commissariat, en coordination avec le SEAC, prendra la décision de fermer l’aéroport au minimum 6 heures avant le passage du cyclone. Cela pourra intervenir plus tôt pour permettre une évacuation en toute sécurité des personnels, selon l’heure de passage du cyclone ou le trafic en cours. Il est fort probable que nous stopperons les avions qui viennent de loin le plus tôt possible, par une décision qui sera prise en cellule de crise. Mais je pense que les compagnies aériennes auront vraisemblablement déjà pris cette décision de manière anticipée afin de ne pas bloquer un gros-porteur à Tahiti-Faa’a.”
    Du côté du contrôle aérien, le personnel qui en a la responsabilité devrait rester dans la tour de contrôle pour exercer sa mission qui concerne tous les avions qui transitent dans la zone de sa compétence. Toutefois, Patrick Mouysset précise que ce maintien en place du personnel pourrait être amené à être revu : “Si l’intensité du cyclone devait mettre en péril la vie des agents chargés du contrôle aérien, ou si les installations étaient mises hors service, les personnels évacués et la gestion de l’espace aérien pourrait être confiée à la Nouvelle-Zélande ou à Hawaii.”
    Dans le cas où un cyclone viendrait à frapper Tahiti, il est fort probable que la piste soit impraticable, tout comme les parkings avions,
    ou que les aides à la navigation soient endommagées. Patrick Mouysset précise qu’un diagnostic “sera effectué après la fin de l’alerte et qu’il sera procédé le cas échéant à la remise en état de tout ce qui aura été dégradé ou détruit afin de rendre l’aéroport opérationnel le plus rapidement possible. L’ouverture officielle au trafic se fera en accord avec le haut-commissariat.”

    Pascal Martin

    jacques 2015-10-26 19:51:00
    il a fallut attendre 25 ans pour un plan de prevention des risques ! OUI ! 25 ANS depuis Veena !!! pour faire un PPR !
    Pas possible , ils buvaient la biere au motu pendant 25 ans !
    et là , foto anxiogene en Une : foto de la moitie d'un avion vu de haut sur l'aeroport...titre racoleur : l'aeroport N'EST PAS a haut risque - le risque N'EST PAS " quasi " maximum - EDT et la cru du millenaire....
    mais vous êtes devenu fou ? faites enfin votre boulot en prevention , en exercice sécu., en dispositif plan rouge ET arrêter de brasser des mots a l'emporte pièce... ce n'est pas professionnel, vous êtes pathetique.
    - un ancien chef ops du BMP Marseille-
    Punu 2015-10-26 13:52:00
    Tous les aéroports du fenua sont concernés.
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