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La métamorphose de Hotuarea se dévoile à la mairie de Faa’a

jeudi 4 janvier 2018

Le projet de lotissement Hotuarea prévoit la construction de 100 logements. (©DR)

Le projet de lotissement Hotuarea prévoit la construction de 100 logements. (©DR)


L’enquête publique du futur d’Hotuarea, à Faa’a, est disponible depuis hier. Elle est consultable à la mairie de Faa’a, durant un mois. Une dizaine de familles font encore de la résistance et ne souhaitent pas quitter les lieux.

Disponible à la mairie de Faa’a bien évidemment, mais aussi dans toutes les communes environnantes d’un kilomètre au projet, l’étude d’impact sur l’environnement concernant le projet du lotissement de 100 logements du quartier Hotuarea est consultable, depuis 24 heures et pour un mois, comme le précise l’annonce légale parue hier dans La Dépêche de Tahiti. Une possibilité pour les familles qui refusent, pour le moment, de quitter leur quartier qui longe la piste de l’aéroport international mais aussi, pour tout Faa’a et même au-delà, de s’informer sur ce projet de résorption de l’habitat insalubre, vieux de plusieurs années.

La Dépêche de Tahiti s’est rendue dans la salle de mariages, à la mairie de Faa’a, hier matin, consulter cette étude d’impact, très complète, sans signer le cahier de doléances, disponible pour tous. Ce type d’étude, malgré parfois des cris d’orfraie nombreux, intéresse peu de monde mais est en général une source d’informations exhaustives à plus d’un titre. Avec les logiciels disponibles aujourd’hui, les cabinets de consultants peuvent modéliser en 3D des pluviométries passées, comme celles du 22 janvier dernier, photos de l’aéroport inondé à l’appui.

Un projet vieux de plusieurs années

Le problème n’est pas nouveau et ce projet non plus puisqu’il était “dans les tuyaux depuis plusieurs années”, comme l’a rappelé Robert Maker, adjoint au maire de Faa’a, lors de la pose de la première pierre de la résidence Nu’umeha pour le relogement des résidents d’Hoturea non loin du centre pour jeunes adolescents de la commune. Dans cette résidence, ce sont 21 familles de l’îlot “Cash & Carry”, l’une des trois zones de logements précaires répartis sur la bande de sécurité de la piste aéroportuaire, pour un investissement de 662 millions de francs, financé à parts égales par le Pays et l’État. Car outre résorber l’habitat insalubre, l’objectif est également de prendre en compte les enjeux de sécurité, notamment de protection contre les inondations mais aussi la sûreté aérienne.

Et c’est la signature, en mars 2015, d’une convention tripartite relative au relogement des habitants de la bande de sécurité aéroportuaire, qui a permis de faire un pas décisif vers la concrétisation du dispositif de réhabilitation de l’habitat insalubre (RHI) à Hotuarea, avec notamment la rétrocession au franc symbolique de 8,4 hectares de foncier anciennement détenus par le service d’État de l’aviation civile. Le financement a été rendu possible grâce au contrat de projets État-Pays 2015-2020, le précédent n’ayant jamais pu conclure la réalisation du projet.

Jardins partagés et fare vente au programme

Et il avance, ce projet, tout le monde peut en prendre connaissance. Entre les photos de jour d’hier et les projections de ce que nous réservent le futur, “il n’y a pas photo” ou “c’est le jour et la nuit”, pour reprendre deux formules consacrées. D’autres projets de relogement arrivent mais le projet, de ce que sera à terme Hotuarea et ses 100 logements, n’a strictement plus rien à voir avec la zone d’habitations actuelle. Outre de petits blocs d’appartements, l’endroit disposera de tout ce que l’on peu trouver de mieux comme plusieurs aires de jeux, des jardins potagers, de nombreux parkings et des aires de stationnement dignes de ce nom et même un fare vente, pour les produits agricoles ou de la pêche.

Oui, mais voilà, certaines familles font encore de la résistance. “Je pense qu’il reste, en ce moment, une dizaine de familles sur place, mais il y a un coup de nettoyage extraordinaire”, a confié le ministre du Logement et porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, à la fin du conseil des ministres, hier. Pour ceux qui ne souhaitent pas quitter les lieux, la solution consisterait à attribuer des aides pour acheter du matériel et reconstruire les maisons sur place. En attendant, il serait également bon d’aller voir à la mairie de Faa’a (ou au service de l’urbanisme à Papeete ou les communes voisines) et consulter le futur d’Hotuaera, histoire de s’en faire une réelle idée.

Christophe Cozette

 

Le projet a été rendu possible avec notamment la rétrocession au franc symbolique de 8,4 hectares de foncier anciennement détenus par le service de l'Etat de l'aviation civile. (©DR)

Le projet a été rendu possible avec notamment la rétrocession au franc symbolique de 8,4 hectares de foncier anciennement détenus par le service de l’Etat de l’aviation civile. (©DR)

Le projet de ce que seront à terme Hotuarea et ses 100 logements n'a strictement rien à voir avec la zone d'habitation actuelle. (©DR)

Le projet de ce que seront à terme Hotuarea et ses 100 logements n’a strictement rien à voir avec la zone d’habitation actuelle. (©DR)

L'endroit disposera de plusieurs aires de jeux, des jardin potagers et même un fare vente, pour les produits agricoles ou de la pêche. (©DR)

L’endroit disposera de plusieurs aires de jeux, des jardin potagers et même un fare vente, pour les produits agricoles ou de la pêche. (©DR)

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