Métropole – Le GIE Tahiti Tourisme lance une nouvelle campagne de communication

    samedi 19 mars 2016

    Tahiti Tourisme a donné rendez-vous jeudi, à Paris, à ses tours opérateurs français, belges, suisses et luxembourgeois, au moment où le GIE lance une nouvelle campagne de communication. L’optimisme semble revenu, aussi bien chez les réceptifs Polynésiens, qui accompagnaient Gina Bunton et Verly Atae, que du côté de leurs interlocuteurs, qui observent des statistiques encourageantes sur ce marché européen. Tahiti attire plus donc. Mais est-elle à la hauteur des attentes ? Gilles Gosselin, directeur de Tahiti Tourisme de Paris chez Aviareps, rassure : “Notre atout, c’est l’esprit qui se dégage quand on va en Polynésie : le mana !”

    Il y avait deux ans qu’ils ne s’étaient revus dans ces agréables salons France-Amérique de l’avenue Franklin D. Roosevelt.
    À deux pas d’ailleurs de la station de métro du même nom des Champs Élysées, où Tahiti Tourisme testait même sa nouvelle campagne de communication sur des écrans, dits 4K.
    Dix secondes d’images, et bientôt un peu plus, pour séduire les milliers de voyageurs souterrains, dont de très nombreux touristes étrangers.
    Finis les thèmes à la Bougainville et les vahine. Notre fenua y est présenté comme celui qui vous instille le mana tout en vous faisant vivre les valeurs fondamentales de son peuple et les magnifiques contrastes de sa nature. Un Tahiti originel, préservé, calme et donc précieux, en ces temps de violence.
    Ce sont peut-être ces violences qui gangrènent de plus en plus des pays à tradition touristique, qui font que les voyageurs se tournent apparemment vers notre Polynésie encore calme. C’est un argument de l’analyse que fait Gilles Gosselin, directeur de Tahiti Tourisme de Paris chez Aviareps.
    Il y en ajoute l’effet bénéfique des différentes campagnes de communication effectuées en 2015, l’effet Miss France indéniable selon lui – tout comme pour Jean-Marc Hastings, patron d’ATN à Paris – que la vitrine tahitienne pour plus de neuf millions de téléspectateurs de TF1 a créé en décembre. Ajoutons les retombées de presse à pareille époque.

    Tahiti et ses atouts

    Tahiti attire plus donc. Mais est-elle à la hauteur des attentes ? Les infrastructures parfois défaillantes ou désuètes, les hébergements insuffisants, les mentalités réticentes face aux touristes que le Pays voudrait plus nombreux et, surtout, le plan de redressement démarré par le gouvernement, ne sont-ils pas autant de facteurs qui feraient hésiter ou qui trahiraient le rêve tahitien ? “Déjà, toute nouveauté nous aide à faire la promotion de la destination, rassure Gilles Gosselin. Mais je n’ai pas reçu de plaintes à propos des infrastructures. Le marché français est très bien formé et informé. Il est essentiel de vendre le produit tel qu’il est. Le gros souci serait de promettre des choses que l’on ne pourrait pas tenir. Les agents de voyages savent exactement quoi vendre et ce que les clients vont trouver. Il y a des efforts à faire, très clairement, mais on va dire ce qui est à améliorer et l’expliquer aux clients. On vend plus l’expérience polynésienne que l’expérience hôtelière. Notre atout, c’est l’esprit qui se dégage quand on va en Polynésie : le mana !”
    Une chose est sûre, on a le mana du côté du Fare Manihini. Gina Bunton, directrice des opérations internationales, et Verly Atae, responsable région Europe, rentraient du grand salon du tourisme de Berlin où elles ont rencontré les marchés germanophones et les émergents européens, entre autres. Là encore, la tendance est bonne, surtout du côté de cette catégorie un peu martienne que sont les “excursionnistes”.
    Pour le marché français, Gina se félicite d’un +1,8 global avec 2,5 % pour la France. “Cela est dû à une augmentation de la visibilité de la destination pour le public et la capitalisation réalisée via les actions de relations publiques et de presse”, estime-t-elle.
    De même, elle affirme que “l’effet Miss France” a été amplement prolongé par la communication ultérieure faite sur le sujet ou encore des sujets annexes traités par Canal Plus.
    Alors, si tout va mieux, peut-on encore faire mieux ? “L’expérience polynésienne doit être au niveau du rêve, à nous de prendre le relais”, assure Gina.
    Ceci en miroir sans doute des mesures que le gouvernement a décidées dans son plan de redressement. Bien entendu, Tahiti Tourisme est dans la boucle, mais il ne peut promouvoir que la réalité, pas les projets encore dans les cartons ou pas encore financés.
    En attendant, il entretient et développe l’image : les voyages de presse sont tout aussi nombreux (Plongées sort ce mois un long article sur nos lagons) et la campagne de promotion a changé d’axe.
    “La nouvelle campagne se place sur les qualités intrinsèques de la Polynésie avec des messages opposants les facettes de la destination et les richesses à voir en contraste”, résume Gina Bunton, qui fait remarquer que le luxe à la polynésienne (le haut de gamme que l’on veut systématiquement appliquer au tourisme polynésien) n’est pas le luxe model hôtel Ritz !
    Traduisons : le luxe du fenua, c’est l’authenticité naturelle, non polluée par le reste du monde. L’Eden quoi.
    C’est vrai que l’on a tout cela, mais arrêtons de l’abîmer et, sans faire de la Polynésie française un sanctuaire pour milliardaires en quête de primitivité édénique, on peut aussi en faire un fenua fier de ses origines et fier de préserver ce bonheur qu’on lui envie tant.

    De notre correspondant à Paris Ph. Binet

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