MÉTROPOLE – Service militaire adapté : une collaboration gagnante au service de l’emploi des jeunes

    mercredi 3 février 2016

    L’objectif du service militaire adapté (SMA) est d’optimiser le dispositif d’insertion socioprofessionnelle destiné aux jeunes volontaires les plus éloignés de l’emploi au sein des Outre-mer sur une période de six, dix ou 12 mois.
    Ce comité composé des cinq corps des régiments du SMA, des cinq directeurs régionaux des cinq DROM (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion et Mayotte) ainsi que des représentants de la direction nationale de Pôle emploi, ont été accompagnés durant les débats des deux corps de régiments que sont la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, qui ne bénéficient pas du Pôle emploi mais applique le dispositif SMA.
    Ils n’ont pas assisté à la réunion de ce matin car ils se trouvent hors du champ de compétence de Pôle emploi.
    Les conclusions ont permis de dresser un premier bilan des neuf premiers mois de mise en œuvre du protocole d’accord liant le SMA et Pôle emploi au profit de l’emploi des jeunes ultramarins.

    Qu’en est-il de la Polynésie française ?

    Il vise le renforcement de la collaboration entre le SMA et Pôle emploi afin de lutter efficacement contre le chômage des jeunes ultramarins sur les territoires où les deux organismes sont implantés.
    Et il a pour objet la sécurisation des parcours professionnels de ses bénéficiaires en s’appuyant sur la complémentarité des offres de services des deux partenaires.
    Ainsi dans les cinq territoires (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion et Mayotte) où le SMA et Pôle emploi sont implantés, 4 582 jeunes ont bénéficié d’un parcours SMA en 2015, dont plus de 26 % de femmes.
    Suite à un entretien téléphonique avec le lieutenant-colonel Philippe Payre qui n’était pas présent à cette réunion, un état des lieux a été établi pour la Polynésie française.
    La première évidence est qu’il est impossible de tirer des conclusions concernant ce protocole d’accord pour le fenua pour la simple raison que l’organisme en charge de l’emploi est le Service de l’emploi et de la formation et de l’insertion professionnelle (SEFI) qui fonctionne différemment du Pôle emploi. La première différence étant que le SEFI ne verse pas d’allocation-chômage.
    Selon le lieutenant-colonel Philippe Payre, la seule entité à même de tirer des conclusions ou mettre en avant ce qui est fait au Pôle emploi est le gouvernement polynésien en prenant uniquement ce qui fonctionne bien.
    Et concernant le régiment de service militaire de la Polynésie française (RSMA–PF), “il n’y a pas, en termes d’application, de parallélisme à faire”, explique le lieutenant-colonel.
    D’autant plus qu’au niveau fonctionnement du SMA en Polynésie, c’est une action tripartite qui s’effectue.
    Il y a des réunions régulières entre les trois parties que sont le SEFI (partenaire essentiel dans le cadre de la mission sur place du RSMA), le haut-commissariat (représentant de l’État en Polynésie) et le RSMA.
    Ces rencontres visent à optimiser les mécanismes d’insertion des jeunes et notamment les plus éloignés de l’emploi.
    La direction du SEFI a récemment changé. Il est donc à prévoir que de nouvelles impulsions sont à envisager.
    De fait, les partenariats fructueux qui ont été développés entre le RSMA dans le cadre du SMA visent à être améliorés et développés.
    Notamment auprès des jeunes prioritairement issus de la formation du RSMA, sans forcément calquer ce qui se fait en métropole et qui ne serait pas forcément adapté à la Polynésie, qui a ses propres mécanismes, sa propre culture et ses problématiques intrinsèques liées à l’éclatement du territoire polynésien.
    Les résultats du SMA en Polynésie française sont plus que probants.
    “C’est le résultat d’un travail d’équipe qui s’appuie sur l’ingénierie du SMA, du RSMA en Polynésie française grâce aux synergies développées avec le pays qui est extrêmement actif pour l’insertion des jeunes”, décrit le lieutenant-colonel Philippe Payre.
    En 2015, sur 500 volontaires 80,5 % des jeunes passés par les rangs du SMA en ressortent avec un emploi ou un complément de formation diplômant qui est pris en charge en partie par le S.E.F.I. et d’autres organismes.
    Selon le RSMA de Polynésie française, ce sont environs 500 stagiaires qui passent chaque année par ses rangs.
    Ce qui est très satisfaisant au regard des 277 000 habitants répartis sur un territoire réputé aussi grand que l’Europe.
    C’est près de 14 % d’une classe d’âge (18/26 ans) intègre le dispositif tous les ans.
    “Le RSMA n’a pas vocation à substituer aux autres organismes de formation de la Polynésie française. Il reste un organisme de formation particulier qui se distingue par son côté militaire, puisque c’est une structure régimentaire”, conclut-il.
    Il est à noter l’excellente synergie entre l’État français représenté par le haut-commissariat, le gouvernement de la Polynésie française et ses instances et le
    RSMA-PF.
    Ensemble, ils cherchent des solutions novatrices pour contribuer à résorber le chômage et notamment celui des jeunes de moins de 25 ans qui représentent en Polynésie près de 50 % des demandeurs d’emploi.

    De notre correspondante à Paris H.A.

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