Meurtre d’Océane : Blondiau, 3e homme condamné à la perpétuité réelle

vendredi 30 janvier 2015

La cour d’assises d’appel du Vaucluse a condamné vendredi Nicolas Blondiau à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le viol et le meurtre en novembre 2011 dans le Gard d’Océane, 8 ans, à l’issue de deux jours d’audience marquée par les remords de l’accusé.
La cour a confirmé le verdict, prononcé en première instance en décembre 2013 à Nîmes, à l’encontre de Nicolas Blondiau, 28 ans, qui devient ainsi la troisième personne en France condamnée à cette peine, la plus lourde existante, après Michel Fourniret et Pierre Bodein. « C’est significatif d’une évolution sociétale : il a tué une gamine pour la violer, il prend le maximum. ça marche à l’émotion, à l’idée simple, le juge est un vengeur », a réagi après le verdict pour la défense, Me Jean-Pierre Cabanes.
L’avocat avait demandé aux jurés d’écarter la perpétuité réelle « pour ce garçon qui n’a rien fait avant, qui est un médiocre, un lâche, parce qu’il n’entre pas dans la catégorie extrême des ces ex-condamnés à mort que sont les tueurs en série ». 
L’avocat général Bernard Marchal, tout en requérant la réclusion criminelle à perpétuité, avait laissé à l’appréciation de la cour l’incompressibilité de la peine.
Nicolas Blondiau avait enlevé Océane alors qu’elle allait chercher un jeu vidéo, le soir du 5 novembre 2011, chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier de Bellegarde.
Après l’avoir violée, étouffée et poignardée, il avait abandonné son corps au pied d’un olivier, à trois kilomètres du village.   « On ne peut pas changer quand on a fait ça, quand on a franchi le pas qui nous sépare de l’humanité », a considéré à l’issue du verdict la mère d’Océane, Erika Luna, qui redoutait un allègement de la peine. « C’est un grand soulagement, la justice est enfin faite et finie.  Il mérite la peine », a renchéri le père, Jimmy Laforge.
 
« Remords » et « regrets »

 
Mutique et hagard au premier procès à Nîmes en raison de son lourd traitement médical, Blondiau, a exprimé « tous (ses) remords et tous (ses) regrets dès l’ouverture des débats jeudi.  « Si je pouvais donner ma vie pour faire revenir Océane, je l’aurais fait sans hésitation. Je suis vraiment désolé d’avoir ôté la vie d’Océane », a-t-il encore déclaré vendredi.
Nicolas Blondiau, 28 ans, vêtu d’un jean et d’un blouson noir, a été décrit comme « gentil et serviable », « affectueux et démonstratif » avec ses compagnes, « un très bon papa », mais aussi « manipulateur, menteur et instable », ayant une addiction à l’alcool.
Lors des faits, père à 25 ans de trois enfants, dont un nourrisson, il venait de se séparer de sa compagne.
L’expert psychiatre, le docteur Roland Coutanceau, pour qui le passage à l’acte a été favorisé par une « situation existentielle de déstabilisation », a écarté tout risque de réitération. « Sa mémoire a emmagasiné le fait d’avoir fait ça. Il est marqué lui-même par son acte. Ce regret le structure. Même si cet homme sortait aujourd’hui je pense qu’il ne passerait pas à l’acte. Il est vacciné contre ça », a estimé le psychiatre.
Deux experts psychologues ont cependant souligné sa dangerosité. « Il me fait véritablement peur, Nicolas Blondiau, parce qu’aujourd’hui, trois ans deux mois et vingt-cinq jours après, nous n’avons pas l’ombre d’une explication », a confié lors de sa plaidoirie l’avocate des parents d’Océane, Me Béatrice Lobier-Tupin. « Pourquoi je l’ai fait, pour l’instant je ne sais pas, mais j’ai envie de savoir et les parents d’Océane ont aussi envie de savoir », avait reconnu l’accusé un peu plus tôt. « Il peut être désolé, ça ne la ramènera pas », a chuchoté à la barre vendredi matin la mère de la fillette, Erika Luna.
Le père de l’enfant a écouté en larmes sa compagne raconter « le rayon de soleil » qu’était Océane, une enfant « joyeuse tout le temps » qui « me manque tous les jours ».  « Vous voyez M. Blondiau, vous pourrez faire appel dix fois, cent fois, essuyer tous les bancs des cours d’assises, il y a dans la vie des choses définitives, il y a des actes irréparables », lui a lancé l’avocat général, Bernard Marchal.
 
AFP

Samia 2015-07-22 22:27:00
Bonjour je trouve cette tragédie atroce je connaissais erika nous étions dans la même classe au collège j''étais choque en voyant ça aux informations choquer de voir erika en tête de marche je ne voulais pas y croire il mérite la peine encouru
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