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Michel Bourez et le syndrome du yo-yo

mardi 28 mai 2019

Michel Bourez devra gagner en régularité pour la suite de la saison. Photo : WSL/Kelly Cestari

Michel Bourez devra gagner en régularité pour la suite de la saison. (Photo : WSL/Kelly Cestari)

Michel Bourez aurait tellement aimé prolonger ses ambitions à Keramas, le spot indonésien où s’est disputé la semaine dernière la troisième étape du Championship Tour (lire ci-dessous). Mais le Tahitien a abdiqué en huitième de finale face à l’extraterrestre Kelly Slater. Pourtant puissant et explosif comme jamais, il a poussé l’Américain dans ses derniers retranchements, l’étouffant comme on l’a rarement vu.

Mais un moment d’égarement et c’est l’erreur fatale ; Michel Bourez remet Kelly Slater dans le coup en commettant une erreur de priorité à six minutes de la sirène. Score final : 14,46-14,27 pts.

Et comme tout bon constat n’est utile que s’il est associé à une remise en cause concrète, Michel Bourez a tout simplement merdé, point à la ligne. Son mental qu’il s’est forgé au fil des onze années sur le CT en a pris un sacré coup, même si au final son élimination au pied des quarts à Bali lui permet tout de même de grappiller… une place –il est quinzième mondial.

Comme quoi, même dans le négatif, il y a toujours du positif. Sa saison 2019, après trois épreuves (9e sur la Gold Coast, 17e à Bells Beach et encore 9e à Bali), ressemble à un yo-yo et ce n’est pas la première fois que Spartan manipule ce jouet.

La preuve en chiffres : après une grosse saison en 2014 et une cinquième place mondiale, il termine 21e l’année suivante, 6e en 2016, 19e en 2017 et 8e en 2018. Mais il compte bien troquer son yo-yo, le plus rapidement possible, avec un bilboquet.

Au moins, avec celui-ci, “il suffit d‘un p’tit coup d’poignet et ça -la victoire- finira toujours par rentrer”.

Et cette victoire pourrait s’offrir à lui à Margaret River Pro, la quatrième étape du CT qui débute aujourd’hui en Australie, qu’il avait déjà remporté en 2014. Ce fut une année faste pour le Tahitien qui avait également réalisé le doublé avec le Billabong Rio Pro.

C’est donc face à l’Australien Owen Wright (15e) et à l’Américain Griffin Colapinto (31e) qu’il espère retourner au plus vite dans l’euphorie de la victoire. Et l’on ne pouvait terminer sans rappeler sa sublime victoire sur le spot mythique de Banzai Pipeline lors de la saison 2016 en guise d’apothéose… Comme une envie féroce de redécouvrir toutes ces sensations.

 

M.Tr.

 

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