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Une microguêpe au secours des cultures maraîchères

lundi 16 janvier 2017

microguêpe

La microguêpe Encarsia mesure environ 0,6 mm. Elle vit deux à trois semaines, mais n’aime pas les températures supérieures à 30°C. Elle est utilisée dans le monde entier pour lutter contre la mouche blanche, que ce soit sous serre ou en plein champ. (© DR)

 

 

Le gouvernement a annoncé, la semaine dernière, l’importation prochaine d’Australie d’une variété de microguêpe, Eretmocerus hayati, pour lutter contre la mouche blanche (Bemisia tabaci), qui ravage les cultures maraîchères polynésiennes.

Concombres, choux, haricots ou encore aubergines sont touchés et présentent un affaiblissement important, ainsi que les tomates, à qui la mouche blanche transmet en outre le virus des “feuilles jaunes en cuillère”.

La mouche blanche est un aleurode très commun, peut-on lire dans le Guide de reconnaissance des insectes et acariens des cultures de Polynésie française, publié par le Service du développement rural en 2011.

En 2013, les derniers travaux scientifiques faisaient état de 35 espèces répertoriées dans le monde. L’insecte mesure environ 1mm de long.

“Il est de couleur jaune et son corps est recouvert d’une poussière cireuse très blanche. Ses ailes sont blanches et forment un toit au repos. Les larves et les nymphes sont jaune pâle. Leur corps a la forme d’un bateau. Les aleurodes vivent en colonie sous la face inférieure des feuilles. Ils se multiplient très rapidement (une génération en moins de deux semaines).”

 

Résistante aux pesticides

 

La mouche blanche consomme l’humidité des feuilles, et ses déjections permettent le développement de champignons. Les feuilles brunissent, ce qui rend la photosynthèse plus difficile. En outre, cet insecte transporte plus de 100 maladies virales, qui affaiblissent les plantes et peuvent rendre fruits et légumes non comestibles.

Depuis son identification sur des feuilles de tabac, en 1889, elle a été décrite sur plus de 900 espèces de plantes potagères et ornementales. Elle serait originaire des régions méditerranéennes.

Le SDR recommandait, entre autres, “d’arracher les mauvaises herbes environnantes et les pieds infectés” ou encore “d’utiliser un paillage en plastique jaune ou en aluminium”. Pas toujours facile à mettre en œuvre.

L’arme chimique contre la mouche blanche est le piryproxifène (commercialisé sous le nom Admiral ou Admiral Pro) mais l’insecte a développé une résistance aux traitements, observée sur plusieurs continents. En outre, cette molécule est jugée très toxique pour l’environnement aquatique.

Si plusieurs auxiliaires de culture sont susceptibles de combattre la mouche blanche (la punaise Orius et le Franklinothrips vespirformis), c’est la microguêpe Encarsia qui a été désignée pour la mission de sauvetage des cultures polynésiennes.

Les femelles pondent leurs œufs dans les larves de mouches blanches, dont ils se nourrissent jusqu’à la mort des larves hôtes. L’Australie, d’où la microguêpe sera importée, l’utilise depuis une vingtaine d’années. 

C. P.

 

 

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